Avant le coucher du soleil, nous sommes au Sangi-Malek, où nous attend un excellent palao préparé par les soins du Hissarien que nous avons traité la veille, et qui ne veut pas rester en arrière.
J’étais occupé à guetter les insaisissables sougours, quand les chiens aboient furieusement ; les pâtres les excitent, courent derrière eux dans la direction de la montagne.
« Qu’y a-t-il ?
— Un renard blanc », nous répond-on.
Les chiens reviennent après quelques minutes de bonds désordonnés au milieu des rochers. Le renard leur a échappé.
Il paraît que les renards blancs ne sont pas rares dans cette région, tout comme aux abords du pôle. C’est que la température est en effet polaire, à en croire le thermomètre ; il gèle chaque nuit, et dans deux jours c’est le 1er juillet.
HABITATIONS DE MAZARIF.
Dessin de E. Mansion, d’après un croquis de M. Capus.
IV
LE KOHISTAN (suite).
Singulières coutumes, à propos du feu, d’une naissance. — Sortiléges. — Guérison de la stérilité. — On ne coupe pas le pain. — Farab. — Paris conté par un Kirghiz. — Le lac d’Alexandre. — Moustiques. — Passe de Mourat. — Passe de Doukdane. — Avalanches. — Les arbres brûlent d’eux-mêmes. — Une forêt ! — Façon d’allumer le feu. — Il ne faut pas trop bien nourrir les gens. — Retour dans la plaine du Zérafchane.