[3: Virgile avait alors 51 ans 11 mois et 8 jours, étant né dans les environs de Mantoue, sous le consulat de Licinius Crassus et de Cn. Pompeius Magnus, le jour des ides d'octobre, l'an 684 de R., c'est-à-dire le 15 octobre de l'an 70 av. J.-C. Si l'on est d'accord sur cette date, on ne l'est pas également sur le lieu précis de sa naissance. Les Anciens ont tous nommé Andes comme devant être ce lieu; mais où était cet Andes? Maffei l'a cherché aux environs de Cavriana et de Volta dans le Véronnais; l'historien Visi de Mantoue le suppose à sept lieues de cette ville, près de Rivalta. Les savants étaient partagés entre ces deux opinions, quand M. Casali, dans son Mémoire Del Inogo natale di Virgilio; Mantoue, 1800, in-4° de 40 p., a cherché à prouver par des autorités et des arguments difficiles à réfuter, que Maffei et Visi se sont trompés, et que l'endroit autrefois appelé Andes est le même village qui porte aujourd'hui le nom de Peiola. Il faut cependant convenir que cette opinion n'est pas nouvelle; elle avait été soutenue par plusieurs savants italiens; mais l'autorité de Maffei et de Visi l'avait fait révoquer en doute; M. Casali l'a rétablie et appuyée de raisonnements qui paraissent sans réplique.]

[4: On peut consulter les détails que nous avons donnés sur le testament de Virgile, dans notre Choix des Testaments anciens et modernes, remarquables par leur importance, leur singularité, etc.; Paris, Renouard, 1829, 2 vol. in-8°. (VOY. tom. II, _pp._346-49.)]

[5: Le palme de Naples est de 9 pouces 7 lignes.]

[6: M. Lemaire, éditeur de la grande Bibliotheca classica latina, Parisiis, 1819-1833, 142 vol, in-8°, n'est point d'avis que ce distique soit de Virgile, ou du moins il le critique très-sévèrement: Distichon hoc,dit-il, passim laudatur; est tamen tam jejunum, tam ineptum ut nemini facilè fraudem faciat. (VOY. l'édition du Virgile de sa collection; Parisiis, 1822, 7 vol in-8°; tom. VII, p. 281, en note.) Nous dirons cependant que cette épitaphe a toujours été attribuée à Virgile; et même que, rédigée avec simplicité, sans ostentation, sans orgueil, elle nous semble conforme au caractère et à la modestie du poète. Ce qu'il y a de singulier, c'est que ses travaux poétiques ont commencé par une épitaphe, et qu'il les a finis par la sienne propre.]

[7: Cet amateur est M. Liégeard fils, à l'obligeante générosité duquel nous devons le rameau dont nous avons parlé en tête de ce Mémoire; nous le prions de recevoir ici l'expression de notre reconnaissance, tant pour ce curieux présent, que pour les détails plus curieux encore qu'il a bien voulu nous donner sur l'état actuel du tombeau, de la montagne, de la grotte, etc.]

[8: Cette édition des Elzévirs, de 1676, quoique moins belle que celle de 1636, est très-recherchée parce qu'elle est beaucoup plus correcte. Voici quelques prix auxquels certains exemplaires de cette édition ont été portés dans des ventes publiques.

Chez M. Crévenna, en 17789, exempl. rel. en mar. bl., n° 3823 de son catalogue; adjugé au prix de 375 fr.

Chez M. de Cotte, en 1804, exempl. rel. m. r., n° 969 de son catalogue; vendu 320 fr.

Chez M. Larcher, en 1814. exempl. rel. m. violet, n° 999 de son catalogue, vendu 280 fr.

Chez M. de Mac-Carthy, en 1817, exempl. rel. v. doré, n° 2553 de son cat., adjugé au prix de 365 fr.