» Enfin, les vacances de Pâques approchent, je vais donc te rejoindre, mon bon vieux ; avec Rosalie, nous aurons vite fait de repasser et de raccommoder ton linge, à moins que, par économie, tu n’aies fait comme la reine Isabelle ; ou bien comme l’ami Pierre, allant chaque semaine, laver sa chemise dans le joli petit lavoir, sous bois.
» Ah ! si tu ne m’avais pas ! et si tu ne m’avais pas donné, sans le vouloir, de la raison pour quatre !
» A bientôt, mon p’a ; on va polissonner dans la forêt, et lézarder à plat ventre sur les mousses. Tu me dénicheras une couvée de merles, je les lâcherai dans le parc, quand ils sauront siffler les plus jolies chansons.
» Un p’tit bécot, de ma bouche toute ronde,
» Ta Pépinette. »
CHAPITRE XIX
JOURNAL DE MARGUERITE TRIEL
14 avril 189 .
Je suis bien contente. Berthe a eu les honneurs de la première visite de M. Legouff, notre directeur.
Il est venu aujourd’hui au cours de M. Lepeintre, nous étions tout regards, tout oreilles.