Bon souper, bon gîte, et le reste ?
Tenez, mademoiselle, quand Rachel, dans Adrienne Lecouvreur, disait cette fable, soulignant le dernier mot de la voix et de l’œil, toutes les honnêtes femmes se cachaient derrière leur éventail !
— Oh chic alors, le coup de la feuille de vigne !
Je n’avais pas compris ce vers, mais je comprends pourquoi, aux Français, les honnêtes femmes deviennent tout rouges quand Reichemberg dit :
Le petit chat est mort.
Que de finesses nous échappent dans ces classiques !
Le rire de Berthe gagne toute la classe que ce cours imprévu émoustille.
— Je vous disais, mesdemoiselles, d’éviter cette fable qui nécessite des explications délicates : qu’est-ce que ces deux pigeons ? deux amants, deux frères, quelque chose d’équivoque peut-être… La Fontaine imitateur, vous le savez, de Plaute et de Térence (stupeur des Sèvriennes) a-t-il voulu rappeler certaines mœurs grecques… N’insistons pas !
Ah, voilà deux heures ; la voiture de M. Legouff n’est pas loin.
Comme Adrienne l’interrogeait sur les tragédiennes contemporaines, Mlle Ladièze, que l’Université n’a pas guérie du mal des cabotins, de s’écrier :