Non pas, non pas. Dimanche on vous pose l’ultimatum, Monsieur, et nous verrons bien si ce bras illustre est le bras qui s’offrira au mien pour quitter cette École de misère.
Tout à l’espoir d’un triomphe prochain, la belle Adrienne glissa la lettre inachevée dans un tiroir, à côté des lettres de Paul Réjardin, et des brouillons de chaque lettre précédente.
Angèle Bléraud, souffrante, n’assista pas au cours ce jour-là.
Une heure après, cette bonne Lonjarrey, tout émue, portait à la direction l’épître inachevée. Dans le cabinet de Mme Jules Ferron, où elle fut mandée, Adrienne Chantilly, par contenance, s’évanouit.
M. Paul Réjardin se récusa, furieux d’avoir été berné par cette gamine, en quête du chemin de Damas.
Quelques jours après, la belle Chantilly, pour raison de santé, quittait l’École avec un congé illimité.
CHAPITRE XXII
Lettre de Berthe Passy à Mlle Isabelle Marlotte, professeur au lycée de jeunes filles, Tourcoing.
« Sèvres, avril 189 .