» Victoire Nollet. »

« P.-S. — Mon petit chat, travaille bien à Fénelon, il faut que dans trois ans tu entres première à Sèvres. Dimanche prochain, je viendrai à Paris ; je ferai la route à pied, le docteur dit que ça me fera du bien. Prépare ta version d’anglais, ton discours de Michel de l’Hôpital, nous bûcherons ensemble jusque 6 heures.

» Ta grande sœur qui t’embrasse, mon chat,

» Victoire. »

Lettre de Berthe Passy à M. Jules Passy, poète, boulevard Rochechouart, Montmartre.

« Au bahut, 8 octobre 189 .

» Mon vieux Jules,

» Ne te tourmente donc pas, je suis très bien ici. J’ai pris mes cantonnements pour toute la saison. Je loge au cinquième, côté rue, au deuxième, côté douves, mais pas d’eau en bas pour y faire des ronds.

» Je connais toute la boîte : ça n’a pas été long. J’ai retrouvé ici quelques bons zigs du lycée, et nous avons, en quatre coups de crayon, campé la binette de nos professeurs, je ne te dis que ça !

» Apporte-moi donc, jeudi, des cigarettes et du café, parce qu’ici, c’est l’usage de s’offrir le Kaoua au sortir du réfectoire : ça fait passer le gigot, et le poulet, qui n’a plus que les os « pour avoir trop aimé », a dit Michelet !