— Tant mieux, mon enfant, continuez à bien travailler, vos professeurs pensent du bien de vous… N’avez-vous pas une amie, qui se présentait aussi à l’École, que fait-elle ?

— Charlotte se prépare pour l’année prochaine, madame, elle sera reçue, fait Marguerite avec élan ; un froncement de sourcils lui rappelle que Mme Jules Ferron l’interroge, mais ne souhaite pas de confidence. J’espère que mon amie sera reçue, reprend-elle, Charlotte travaille, elle est si intelligente.

— A-t-elle ses parents ?

— Non madame, mon amie est orpheline, mais elle est fiancée.

— Ah ! vraiment, fait déjà curieuse, la vieille Mme Ferron ; qui doit-elle épouser ?

— Un artiste, madame.

— Vous aimez beaucoup cette jeune fille, Marguerite ?

— Charlotte est ma sœur, madame.

— Bonsoir, mon enfant.

La main se fait très douce, mais serre vainement celle de Marguerite Triel ; ni la main, ni le cœur, ne répondent à cet appel tardif et peut-être passager.