— Aux termes de la Constitution, dit Barbare, les prêtres ont le droit de se marier.
— Pauvre insensé ! dit le jeune prêtre en souriant avec tristesse, si j'avais reconnu l'autorité de cette loi, est-ce que je serais obligé de me cacher ?
— C'est vrai ! je suis fou ! s'écria joyeusement Barbare. Vous êtes un noble coeur, citoyen ! et personne, tant que je vivrai, n'osera troubler votre solitude et menacer votre vie. Permettez-moi de vous regarder comme un ami !
— Volontiers, dit le prêtre en serrant avec effusion la main que le jeune homme lui tendait.
Après cette étreinte cordiale, Barbare se disposa à escalader le mur.
— Ne vous exposez pas de nouveau, lui dit le prêtre avec bonté, et suivez-moi.
En même temps, il le conduisit vers le fond du jardin, et ouvrit une petite porte qui donnait sur la campagne.