Jamais, autour d'eux, la nuit n'avait été plus opaque...

Jamais le silence plus pesant ni plus terrible...

Raoul s'enfonçait les ongles dans les lèvres pour ne pas hurler: «Christine! C'est moi!... Réponds-moi si tu n'es pas morte, Christine?»

Enfin, le jeu de la lanterne sourde recommença. Le Persan en dirigea les rayons au-dessus de leurs têtes, contre la muraille, cherchant le trou par lequel ils étaient venus et ne le trouvant plus...

—Oh! fit-il... la pierre s'est refermée d'elle-même.

Et le jet lumineux de la lanterne descendit le long du mur, puis jusqu'au parquet.

Le Persan se baissa et ramassa quelque chose, une sorte de fil qu'il examina une seconde et rejeta avec horreur.

Le fil du Pendjab! murmura-t-il.

—Qu'est-ce? demanda Raoul.

—Ça, répondit le Persan en frissonnant, ça pourrait bien être la corde du pendu que l'on a tant cherchée!...