M. Martin Latouche prit les mains de M. le secrétaire perpétuel, dans un geste de grande confiance et de subite amitié...

—Monsieur le secrétaire perpétuel, fit-il, je vais vous prier d'entrer dans mon petit bureau mystérieux...

Et il lui sourit. Il continua:

—Il faut que vous connaissiez tous mes secrets... je veux vous les confier à vous... qui êtes un vieux garçon, comme moi... vous me comprendrez!... Et, sans trop me plaindre, vous en sourirez!...

Et Martin Latouche, entraînant M. le secrétaire perpétuel, arriva à la petite porte du petit mystérieux bureau, qu'il ouvrit avec un clef spéciale, «une clef qui ne le quittait jamais», dit-il.

—Voilà la caverne! fit cet honnête homme en poussant la porte.

C'était une pièce de quelques mètres carrés. La fenêtre en était encore ouverte et, sur le parquet, une table et un fauteuil étaient renversés, et des papiers, des objets divers avaient roulé partout dans un grand désordre. Une lampe sur un piano éclairait à peu près les murs où étaient suspendus les instruments de musique les plus bizarres. M. Hippolyte Patard, au centre de tout ce bric-à-brac, ouvrait de grands yeux inquiets.

Quant à Martin Latouche, après avoir refermé la porte à clef, il était allé à la fenêtre. Il regarda au-dehors, un instant, puis referma aussi cette fenêtre.—Cette fois, je crois bien qu'il est parti, dit-il. Il a compris que ce soir encore, il n'aurait rien à faire!...

—De qui parlez-vous? demanda M. Hippolyte Patard qui était à nouveau fort peu rassuré.

—Eh! mais du vielleux! comme dit ma Babette.