«Ce que le Parlement fait contre nos pauvres Pères est affreux et indigne,» écrit-elle à Hénault. «Hélas, mon Dieu, où sommes-nous? C'est le pays où saint Louis a régné! Quel siècle! Il n'y a plus que ce qui est extravagant qui soit adopté...
«Tout ce que l'on voit pénètre de douleur; tout va de mal en pis: religion, autorité du roi, tout s'en va, et ce qu'il y a de pis, c'est que l'autorité s'en va, comme si cela devait être, sans que personne s'y oppose...
«La main de Dieu est visiblement appesantie sur nous.»
Pendant que le sort de la Société de Jésus se discutait au Parlement, Stanislas écrivait à sa fille:
«10 juin 1762.
«Sur mes chers jésuites, je ne sais plus sur quoi fonder mes espérances. Voyons avec résignation si la Providence a résolu leur perte entière.»
«23 juin 1762.
«Pour les jésuites, je les crois perdus, puisque le Roi ne s'oppose pas à leur perte. Malgré cela, je ne puis la comprendre, puisqu'elle est contre la raison et contre toute justice, et plus elle est énorme, et plus elle doit faire espérer qu'elle ne pourra pas subsister.»
Le 6 août, l'arrêt prononçant l'expulsion des jésuites fut prononcé.
La reine désolée écrit à son père: