—«Il y en a trois d'endommagées.

—«Qu'on les répare bien vite, ajouta le prince. Quant au kiosque, je ne le regrette pas, je vais en imaginer un bien plus beau.»

Et il ne fut plus question de l'accident.

A partir de ce jour, les plaisirs et les fêtes se succèdent sans interruption. Le 13, toute la cour va dîner à Chanteheu. Le 14, on se rend à Einville. Le 15, le Roi donne un grand dîner à Jolivet. Enfin, le 17, il y a fête et repas à la cascade.

Le 19, doivent avoir lieu de grandes réjouissances à Nancy, accompagnées de spectacles, d'illuminations, etc. On a fait de grands préparatifs; les comédiens de Metz sont arrivés pour représenter des opéras bouffons; une armée d'ouvriers et d'allumeurs a été mobilisée. Le Roi, la princesse Christine, Mesdames, ont promis de venir de Lunéville pour jouir du spectacle.

Durival, préfet de police, prit des mesures sérieuses pour éviter l'encombrement et les accidents. Le 19 au matin, on afficha sur tous les murs de Nancy l'avis suivant:

AVIS POUR LE JOUR DE L'ILLUMINATION

«Les Bourgeois de Nancy sont avertis de balayer les ruës chacun vis-à-vis de soi, et d'arroser devant les maisons sur le passage de Mesdames à six heures du soir, de renouveller l'arrosement à sept heures et d'illuminer les croisées au premier coup de cloche du Beffroy.

«On aura attention qu'il ne reste ni chevaux, ni voitures dans les ruës où passeront Mesdames, et dans la place de la Carrière et la place Roïale. Enjoint de retenir les enfans au-dessous de sept ans dans les maisons.

«Deffenses de tirer des boëtes, fusées, serpenteaux et autres artifices, aux peines portées par les règlemens.»