«Il faut qu'il y ait des officiers généraux nommés,
(De la main de Mme de Boisgelin.)
car M. de Choiseul la Baume revient commander en second. Maman dit qu'elle attend encore que Mme de Clermont lui dise des nouvelles pour vous en mander. Elle est bien fâchée de vous écrire sur de si vilain papier. Adieu, le Veau, je t'embrasse bien tendrement. Le mari te fait mille compliments et ses respects.
(De la main de Mme de Boufflers.)
«Envoyez bien vite chez le pauvre Viller pour lui dire combien je suis aise de sa croix. C'est par avarice pour vous que je me suis servie de cette feuille[ [121].
«Adieu, mon cher et bien-aimé Veau. Dites comment se porte Marianne.»
En 1777, M. de Beauvau réside quelque temps dans ses terres de Lorraine, puis il se rend avec la princesse à Plombières pour y prendre les eaux. Bientôt, Mme de Boufflers, sa sœur de Bassompierre, M. de Bauffremont viennent les retrouver, et cette aimable visite les aide à passer plus facilement le temps de la saison.
Comme d'habitude, de nombreux baigneurs se pressent dans l'agréable ville d'eaux.
Pendant son séjour, Mme de Boufflers assiste à la procession commémorative de l'inondation de 1770, de celle que l'on a surnommée le déluge, et qui a emporté la moitié de la ville. Cette cérémonie se célèbre en grande pompe. Après les vêpres, le clergé suivi de tous les habitants parcourt la ville processionnellement, puis a lieu à l'église une bénédiction solennelle[ [122].
Mme de Boufflers assiste aussi à l'inauguration du «nouveau bain». La ville de Plombières, désireuse de justifier la vogue dont elle jouit et de procurer à ses visiteurs tout le «confort moderne», vient de faire construire un nouvel établissement qui passe pour un prodige de luxe. On peut en juger par cette description de Durival: