«J'espère que dans votre première lettre vous me parlerez de l'abbé Porquet.
«Mais, mon cher Veau, je crois que voilà une trop longue lettre pour un beau monsieur bien fêté et bien amusé[ [148].»
Mme de Boufflers eut l'agréable surprise de trouver son frère beaucoup mieux qu'elle n'osait l'espérer, presque en convalescence.
Le lendemain même elle écrit à Panpan pour lui faire part de l'accueil qu'elle a reçu et surtout de l'invitation pressante dont elle est chargée pour lui et qui la comble de joie:
«Mardi, 18 juillet 1780.
«J'espère que vous trouverez M. de Beauvau un peu mieux que vous ne vous y attendiez.
«J'ai été reçue avec ce que Mme de Lenoncourt appelle de la bonne et franche amitié. Ceci serait pour moi le séjour du bonheur sans la cause qui fait que j'y suis. Ce que vous ignorez et qui met le comble à ma reconnaissance, c'est que dès que j'ai nommé mon cher Veau, M. et Mme de Beauvau se sont écriés:
«Comment, M. de Vaux est ici et nous n'en savons rien! Pour cela, madame de Boufflers, vous êtes étonnante.»
«Et puis Mme de Beauvau: «Mais comme elle dit cela, il semble ce ne soit rien.» Et puis: «Il faut l'engager à venir tout de suite. Mais voudra-t-il bien venir? Ne s'ennuiera-t-il pas? En tout cas, madame, votre affaire sera de l'amuser.»
«Voilà, mon bon Veau, comme j'ai été accueillie là, et point aceillie comme je disais autrefois.»