Elle eut la douleur, en 1826, de perdre sa fille Delphine de Custine, minée par son amour pour Chateaubriand.
Elle la suivit de près dans la tombe, car elle succomba le 27 février 1827.
Elle avait composé pour elle-même cette épitaphe:
A la fin, je suis dans le port,
Qui fut de tout temps mon envie;
Car j'avais besoin de la mort
Pour me reposer de la vie.
Mme Durival mourut en 1819 dans sa petite campagne de Sommerviller, où se trouve encore sa tombe.
Avec elle s'éteignait la dernière représentante de toute cette brillante pléiade, qui avait fait autrefois l'éclat et le charme de la cour de Lunéville, de tous ces aimables Épicuriens que nous avons suivis à travers leur existence, et que nous avons vus peu à peu vieillir, s'attrister et disparaître dans l'éternel repos.
En cherchant à reconstituer les gracieuses figures de Mmes de Boufflers, de Boisgelin, de Sabran, de Lenoncourt, de Brancas, de Durival, etc., les spirituelles physionomies du chevalier, de Panpan, de Saint-Lambert, de Cerutti, etc., nous avons eu particulièrement pour but de faire un tableau de la vie intime d'une certaine classe de la société au dix-huitième siècle, et pour lui donner un cachet de sincérité indiscutable, nous avons voulu que tous nos personnages fussent «peints par eux-mêmes». Nous nous sommes donc volontairement effacé et nous leur avons laissé la parole le plus souvent possible. Mais en pénétrant dans leur vie de chaque jour, en prenant part à leurs joies, à leurs peines, à leurs faiblesses, nous avons fini par croire que nous vivions nous aussi dans leur intimité, et nous les avons bientôt considérés comme des amis, des amis très chers, très attachants.