Je ne sçaurois dire au juste si sa maîtresse avoit eu cette precaution ou non, mais enfin ce qu'elle me disoit étant toûjours de la nature des choses dont l'on dit communément que si elles ne sont pas vrayes elles sont du moins bien inventées, je n'eus pas le petit mot à y repliquer. Je pris à toute force un bouillon qu'elle me donna, lui disant néanmoins pour m'en excuser, que bien que j'eusse souhaitté de passer la nuit avec sa maîtresse, la pensée dont j'étois rempli que c'étoit à un autre qu'à moi qu'elle avoit donné ce rendez-vous m'avoit tellement degoûté que je n'y avois pas trop épuisé mes forces. Je m'imaginois qu'en lui disant cela, elle m'en croiroit sur ma parole, sans m'en demander d'autre preuve; mais comme elle avoit plus d'esprit que je ne pensois, elle me répondit que si cela étoit comme je le lui voulois persuader, elle s'en appercevroit bien dans un moment; que comme elle avoit été obligée de faire le pied de gruë toute la nuit, & qu'elle n'avoit pas dormi un seul moment non plus que moi, il faloit que nous nous missions ensemble au lit, qu'aussi-bien elle n'avoit affaire qu'à midi dans la chambre de sa maîtresse, ce qui nous donneroit à l'un & à l'autre tout le tems qu'il nous faudroit pour nous reposer.
Si j'eusse pû m'excuser honnêtement de ce qu'elle me demandoit, je n'y eusse pas manqué: sortir du lit de la personne du monde que j'aimois le plus, pour entrer dans celui d'une fille dont je ne m'aprochois que par débauche, n'étoit pas une chose trop accommodante pour moi. Mais comme j'eusse eu mauvaise grace à lui resister, & que d'ailleurs j'avois besoin de repos, je me mis à la carresser pour lui faire accroire que les faveurs de sa maîtresse ne m'avoient pas fait oublier le cas que je devois faire des siennes. En suite dequoi je lui dis que j'avois envie de dormir, & lui fis mes excuses tout du mieux qu'il me fut possible; & m'étant assoupi un moment après, je dormois encore sans m'être reveillé un seul moment qu'il étoit déja près de midi, ainsi elle fut obligée de se lever pour aller rendre le service qu'elle devoit à sa maîtresse. Elle n'eut garde de lui dire où j'étois, elle lui dit que le pretendu Marquis de Wardes étoit si charmé de la nuit qu'il avoit passée avec elle qu'il contoit pour rien la prison qu'il lui faloit essuyer ce jour-là. Miledi fut ravie de ces assurances, & comme elle croyoit en devoir donner des marques de reconnoissance à ce trop heureux Marquis, elle se fit donner du papier & de l'ancre & lui envoya ce billet que la femme de chambre ne m'eut jamais rendu si ce n'est qu'elle y demandoit réponse. Voici ce qu'il contenoit.
Je n'ai jamais sû jusques où vont les forces d'un homme pour en pouvoir parler assurément, mais comme à l'age que j'ai je ne suis pas sans en avoir oui discourir plusieurs fois, je crois que vous avez maintenant plus de besoin de repos que de travail. Le soin que j'ai de votre santé fait donc que je vous sais si près de moi sans vouloir profiter d'avantage de vôtre vûë pour vôtre intérêt & pour le mien. Mandez moi quand vous croyez être en état de soutenir une nouvelle épreuve. C'est être bien hardie que de vous parler de la sorte. Je ne le ferois pas face à face, & vous n'en sauriez douter, puis que vous avez vû que je ne vous ai laissé approcher de moi de si près qu'en cachant la confusion que j'en avois sous l'ombre de la nuit, oui c'est l'obscurité qui a été cause que j'ai fait cet effort sur moi; les murailles qui sont entre nous deux font encore que j'ose vous écrire ce que je fais ici. Pardonnez le moi & croyez que je serois plus retenue si j'étois moins charmée de votre merite.
La femme de chambre me trouva encore endormi quand elle m'apporta ce billet, & m'ayant reveillé pour y répondre, tenez menteur me dit-elle, & quand je ne saurois pas par ma propre expérience que vous êtes paralitique ce billet ne me l'apprendroit que trop. Je ne sus que répondre à ce juste reproche ni encore moins que répondre à ce billet. Ce n'est pas que je ne fusse encore assez amoureux de Miledi.. pour lui promettre des merveilles, mais comme cette réponse devoit passer par les mains de la femme de chambre, & que je savois bien qu'elle trouveroit mauvais que j'y fisse le Soyecourt, je me trouvai tout à fait embarrassé. Cependant l'esprit & l'addresse d'un homme ne lui etant donnez que pour s'en servir dans l'occasion, je dis à celle-ci que le peu d'expérience que sa maîtresse avoit dans ce qui s'étoit passé entre nous deux, lui faisant considerer comme quelque chose de grand & de merveilleux ce qui y étoit arrivé, il ne me couteroit pas beaucoup de l'entretenir dans la bonne opinion qu'elle avoit de moi, qu'ainsi si elle le trouvoit bon je lui offrirois un second rendez-vous pour le soir même, ou du moins pour le lendemain; que plus il seroit proche de celui qu'elle m'avoit donné, moins elle en auroit de jalousie, parce que m'accusant déja elle même d'être paralitique elle voyoit bien que je ne pourois être encore rescuscité en si peu de tems, que par ce moyen je ne lui donnerois pas de grandes allarmes, & que si elle en prenoit elle auroit grand tort.
La femme de chambre qui étoit plus fine que je ne pensois, ne donna point dans le panneau, elle me répondit que quelque jalouse qu'elle pût-être elle avoit encore plus de soin de ma santé que de son contentement, qu'ainsi elle ne souffriroit jamais que je prisse un rendez-vous si près l'un de l'autre, que nous étions ce jour-là au Samedi, & que quand je manderois à sa maîtresse que je me tiendrois prêt le Mecredi suivant pour la faire jouïr encore de ma conversation, c'étoit tout ce qu'elle me pouvoit accorder. Je fis ce qu'elle voulut, parce que comme j'avais affaire d'elle je ne pouvois faire autrement. Je fis donc réponse à Miledi... conformement à ses desirs, & comme elle ne connoissoit ni mon écriture ni celle du Marquis de Wardes, elle prit aisément l'une pour l'autre. La femme de chambre cependant en rendant mon billet à sa maîtresse lui dit que je m'étois ravisé après l'avoir écrit, que je m'étois souvenu que le Roi devoit aller coucher ce soir-là à Vincennes & qu'étant obligé d'y aller avec lui, je la priois de remettre la partie au lendemain, qui étoit le Jeudi. Miledi... crut la chose de bonne foi, quoi que tout cela ne fut inventé que par les raisons que j'expliquerai dans un moment. Au reste le Mecredi étant venu & m'étant rendu chez la femme de chambre qui me devoit toûjours conduire à mon rendez-vous, elle me dit que sa maîtesse ne me pouvoit voir cette nuit la, parce qu'il venoit une de ses amies coucher avec elle. Je fus très mortifié de ce compliment, quoi qu'elle me dit en même tems que je n'aurois que vingt quatre heures à attendre, & que ce seroit pour le lendemain. Enfin ayant été obligé de me consoler malgré moi, je voulois m'en retourner à mon logis quand la femme de chambre me dit que si je ne pouvois pas me réjouïr avec sa maîtresse, je pourois bien le faire avec elle, qu'elle avoit fait mettre des draps blancs à son lit, & qu'au moins auroit-elle le plaisir de me mettre au même état en sortant d'avec-elle, que je l'avois été il n'y avoit que trois jours en sortant d'avec Miledi... qu'elle y feroit toûjours tout son possible, & qu'il n'étoit pas juste qu'elle eut toûjours les restes d'une autre.
Ces paroles qui étoient plus que suffisantes pour me faire voir combien elle étoit fine & intéressée, me chagrinerent extrémement; mais enfin me trouvant pris sans verd, & n'ayant pas le moindre mot à y répondre toute ma ressource fut de me ménager si-bien que cela ne me fit point de tort quand je serois auprès de sa maîtresse. Mais comme j'avois affaire à une femme rusée, ce qui n'est pas bien difficile de juger, par ce que je viens de dire, elle me mena beaucoup plus loin que je ne voulois. La matinée étant venuë, & l'heure de se lever étant arrivée, elle ne voulut pas me souffrir au lit, sous prétexte qu'il devoit venir des Marchands dans sa chambre pour apporter quelque chose à sa maîtresse. Elle leur avoit donné effectivement rendez-vous ce jour-là, afin de ne me pas laisser le tems de reparer mes forces, elle me fit passer ainsi dans un cabinet à côté de sa chambre, dont ayant fermé la porte sur moi, elle m'y laissa sans feu, quoi que la saison ne permit pas encore de s'en passer. Elle fit bien plus, elle m'y laissa même tout le jour, sans m'apporter seulement un morceau de pain à manger, parce qu'elle vouloit achever de me mettre sur les dents, devant que de me faire passer dans la chambre de sa maîtresse. Je reconnus bien la malice, mais enfin ni pouvant mettre remede, quoi que j'en eusse bonne envie, il me falut prendre patience jusques à ce qu'il lui plut de me tirer de captivité, & de l'état pitoyable où elle me reduisoit. Le moindre de mes maux étoit d'avoir les dents longues, quoi que je d'eusse avoir bien faim, car tout après avoir passé la nuit comme j'avois fait & n'avoir point mangé depuis près de trente heures, j'étois gelé jusques au fonds de l'ame & jamais homme ne fut moins disposé que je l'étois à me trouver à un rendez-vous. Enfin entre minuit & une heure la malicieuse femme de chambre m'étant venu ouvrir la porte du cabinet, & m'ayant voulu faire des excuses de m'avoir laissé là si long-tems sans secours, comme s'il lui eut été impossible de faire autrement, je ne crus pas devoir les recevoir sans lui dire ce que j'en pensois. Elle avoit eu encore une autre malice qui étoit d'avoir éteint le feu qui avoit accoutumé d'être dans sa chambre, depuis qu'elle se levoit jusques à son coucher. Ainsi ne pouvant me rechauffer comme je le pretendois devant que d'aller voir sa maîtresse, je la priai de me donner du moins un fagot, afin d'y mettre le feu dans un moment, mais elle me répondit avec un certain air de méchanceté & de jalousie qu'elle feroit mal ma Cour à sa maîtresse, si elle lui disoit que je lui demandois du feu quand il étoit question de l'aller voir, qu'elle ne lui en parleroit pas de peur de me perdre de réputation auprès d'elle, qu'un amoureux qui avoit toutes ses chaleurs comme je les devois avoir à mon âge seroit bien-tôt rechauffé, de sorte que tout mon soin ne devoit être que de l'aller trouver sans perdre un moment de tems.
Elle ne s'amusa pas à attendre ma réponse pour me faire passer dans sa chambre, & me prenant par la main, je la pensai glacer, tant la mienne étoit froide: la joye qu'elle eut de me voir en cet état fit qu'elle ne prit pas garde à la peine que cela me faisoit. Je me laissai conduire, voyant qu'il me seroit inutile de lui rien demander d'avantage, & qu'elle ne seroit jamais d'humeur à me l'accorder, elle me laissa quand je fus auprès du lit de Miledi... & n'osant l'approcher de peur de la glacer elle-même, elle me demanda à quoi il tenoit que je ne me misse auprès d'elle. Je lui répondis que sa femme de chambre m'ayant tenu quelques heures dans son cabinet sans me donner du feu, & que n'en ayant point encore trouvé au sortir de là j'étois gelé à un point que cela étoit inconcevable, mes dents qui alloient les unes contre les autres lui certifioient encore mieux la chose que tout ce que je lui en pouvois dire, ayant donc pitié de moi, elle me dit de me coucher promptement, afin de me pouvoir rechauffer. Je le fis comme elle le vouloit, mais sans me sentir amoureux en aucune façon. Elle s'approcha de moi en même tems, & me serrant entre ses bras, l'amour qu'elle avoit non pas pour moi, mais pour celui qu'elle me croyoit être, fit qu'elle ne sentit pas d'abord le glaçon qu'elle embrassoit: elle eut toutes les peines du monde à me rechauffer, & n'en étant venuë à bout qu'à la longue elle me dit les choses du monde les plus tendres pendant ce tems-là, pour me faire comprendre combien elle m'étoit obligée de m'exposer à cette incommodité pour l'amour d'elle. Ne pouvant comprendre cependant pourquoi sa femme de chambre m'avoit fait attendre si long-tems dans le lieu où elle m'avoit renfermé, & encore moins pourquoi elle m'y avoit laissé sans feu, elle me demanda si je n'en savois point la raison. Je n'eus garde de la lui apprendre, ni le tems que j'avois été dans ce cabinet: quoi qu'il en soit, soit que le tems que j'avois souffert eut tellement abattu mes forces, qu'elle ne pussent se rétablir si-tôt, ou que la femme de chambre les eut épuisées elle même par l'excès qu'elle m'avoit fait faire avec elle, Miledi... eut si peu de contentement du rendez-vous qu'elle n'eut pas été portée à m'en demander un autre, si elle eut crû que les choses eussent dû s'y passer comme elles faisoient dans celui-là. Je me levai d'auprès d'elle tout comme je m'y étois couché, & la femme de chambre eut encore la malice de me venir chercher quatre heures avant le jour. Je trouvai alors non-seulement un bon feu dans sa chambre, mais encore de quoi remplir mon ventre, comme il faut. Je mangeai comme un homme qui en avoit bon besoin, & ayant essuyé quantité de railleries de cette manteuse, rien ne me consola que la pensée que j'eus que sa maîtresse lui feroit une bonne mercuriale de la maniere qu'elle m'avoit traité. Elle n'y manqua pas effectivement, & je sus de la femme de chambre même qu'elle avoit eu bien de la peine à lui faire entendre que ce qu'elle en avoit fait, n'avoit été que parce que ce jour-là sa chambre n'avoit point desempli de monde.
Miledi... qui avoit trouvé goût au premier rendez-vous qu'elle m'avoit donné n'étant pas assez dégoutée du second pour ne m'en pas demander un troisiéme, la femme de chambre à qui cela commençoit à déplaire resolut d'y mettre fin par un conseil qu'elle fit semblant de donner à sa maitresse, comme si ce n'eut été que par le penchant qu'elle avoit de lui procurer une plus grande satisfaction. Elle lui fit entendre qu'elle se deroboit la moitié du plaisir qu'elle pouroit avoir si elle jouïssoit de mes embrassemens ou en plein jour, ou du moins à la faveur d'une autre lumiere que celle que nous donne le Soleil. Qu'après ce qu'elle m'avoit permis, elle ne devoit plus se faire de scrupule de voir son galant en face, outre que les rendez-vous qu'elle lui donnéroit seroient bien plus longs, & par conséquent bien plus agréables pour elle. Elle eut bien de la peine à l'y faire consentir, mais enfin en étant venuë à bout à force de raisons, Miledi convint avec elle qu'elle m'ameneroit encore dans sa chambre le lundi ensuivant tout comme elle avoit accoutumé, c'est à dire sans apporter de lumiere avec elle, mais qu'au lieu de me venir querir deux ou trois heures devant le jour, elle nous laisseroit ensemble jusques à ce qu'il fut tems de se lever.
Ce conseil n'étoit qu'afin que je m'abstinsse de moi même de revenir la voir, de peur d'encourir le juste ressentiment qu'elle auroit, si elle venoit à reconnoître la fourberie dont je m'étois servi pour lui derober ses faveurs. Il est vrai que comme elle en étoit de moitié avec moi elle avoit autant de lieu que j'en pouvois avoir d'apprehender cette découverte; mais comme elle se la pouvoit prevenir soit en m'avertissant du dessein de Miledi... ou en quittant son service plutôt que de s'y exposer, elle croioit devoir prendre ces mesures pour n'être plus exposée à la jalousie que lui causoient nos frequens rendez-vous. Je fus bien surpris quand la femme de chambre m'apprit le dessein de sa maitresse, & n'ayant garde de deviner que c'étoit elle même qui lui avoit donné ce conseil, je lui dis que je ne savois pas trop bien comment nous nous tirerions de cette affaire ni elle ni moi; qu'il étoit presque aussi dangereux de se trouver presentement à un rendez-vous avec sa maitresse, que d'y manquer après l'avoir accepté, comme j'avois fait; qu'en y manquant cela lui donneroit lieu d'avoir recours à un autre qu'à elle, pour savoir du Marquis de Wardes d'où en seroit venu la faute, principalement quand elle veroit qu'elle ne lui en donneroit point de bonnes raisons; que si je m'y trouvois d'un autre côté, il étoit aisé de voir qu'il en arriveroit encore pis que tout cela.
La femme de chambre après m'avoir écouté attentivement, me repondit que tout ce que je lui disois étoit veritable, que voilà à quoi elle s'étoit engagée pour l'amour de moi, mais que puisque j'étois cause du mal je devois y apporter le remede, qu'elle avoit eu tort d'avoir eu tant de complaisance, sans en prevoir toutes les suittes, que neanmoins comme il n'y avoit rien où l'on ne put pourvoir, si ce n'étoit à la mort, elle étoit prête de me donner un conseil qui me seroit salutaire, si je m'en voulois servir. Je lui répondis à l'heure même que dans l'embarras où j'étois il n'y avoit rien que je ne fisse pour m'en tirer, & lui ayant juré en même tems que j'executerois tout ce qu'elle me conseilleroit, elle me fit écrire une lettre que je devois donner à Miledi... quand je serois couché avec elle. Je la trouvai extrémement de mon goût parce qu'elle me la fit écrire sous le nom du Marquis de Wardes, & qu'elle ne devoit pas être trop agreable à cette fille. Cependant ayant accepté le nouveau rendez-vous qu'elle me donnoit, la femme de chambre ne voulut jamais me dire comment elle me tireroit d'intrigue cette nuit là, qu'elle ne me vit prét de passer dans la chambre de sa maitresse; mais enfin comme il étoit tems ou jamais de m'en avertir, elle me dit que lorsqu'il arriveroit quelque chose d'extraordinaire, je prisse ce tems là pour me derober d'entre ses bras. Elle ne m'en voulut pas dire d'avantage, tant elle étoit misterieuse, ou plûtôt tant elle avoit d'envie de me laisser de trouble dans l'esprit: elle vouloit que ce troisiéme rendez-vous se passât comme avoit fait le second; mais j'étois toûjours si amoureux de cette belle personne qu'au lieu que cela se passât comme elle se l'imaginoit, je recouvrai auprès d'elle, la reputation que j'y pouvois avoir acquise à nôtre premier rendez-vous. Je lui donnai cependant la lettre que sa femme de chambre m'avoit fait écrire, & l'ayant priée d'y ajouter une entiere foi, j'attendis avec plus de tranquilité que je n'en devois avoir aparemment, qu'il plut à cette fille de donner le signal qu'elle m'avoit promis quand il seroit tems de faire ma retraite.