Ce Ministere n'étoit pas encore assez bien établi auprès de cette Princesse pour l'obliger à se faire une necessité de son Conseil; ainsi feignant que ce qu'il lui en disoit n'étoit que l'effet de son zéle, il remit la poursuite de cette affaire jusques à un tems plus favorable. Il prit grand soin cependant de faire remarquer à Sa Majesté tout ce qui pouvoit seconder son intention, & comme Treville étoit un homme franc, & qui se croioit à couvert de tout soupçon par sa fidelité, il ne tint pas aloi qu'il ne fit interprêter en mal quantité de ses actions qui étoient non seulement fort innocentes, mais qui partoient encore d'une bonne intention. Toute nôtre Compagnie fut cela par quelques parolles que Mr. de Treville ne put retenir, & comme il n'y avoit pas un Mousquetaire qui ne l'adorât pour ainsi dire, s'il y en avoit quelqu'un de nous qui se trouvât par hazard sur le chemin où passoit le Cardinal, il s'en detournoit en même tems, pour n'être pas obligé de lui rendre le respect qui lui étoit du. On le fit remarquer à son Eminence, qui comme il étoit tout politique, ne fit pas semblant d'y prendre garde. Il savoit que s'il venoit à faire connoître qu'il en eut connoissance, il seroit contraint d'en faire paroître quelque ressentiment. Or il consideroit que cela alieneroit l'esprit de cette Compagnie de son neveu, & que ce seroit le moyen, s'il réussissoit jamais dans ses desseins, de lui en faire avoir la haine au lieu de l'amitié.
Pendant que cela se passoit, je devins amoureux d'une jeune Dame de condition qui étoit assez jolie, mais qui croyoit l'être encore beaucoup plus qu'elle ne l'étoit effectivement. Elle avoit sur tout un si grand foible de se voir donner de l'encens, que ses Domestiques qui connoissoient son deffaut en profitoient si bien qu'il n'y en avoit pas un qu'elle n'eut enrichi. Tout leur merite cependant ne consistoit qu'en ce qu'ils lui savoient débiter adroitement leurs fleurettes. Celui qui l'admiroit le plus & qui avoit le plus de complaisance pour elle, en étoit le mieux venu. Je reconnus bien-tôt son foible, aussi bien que les autres, & comme j'en étois amoureux, il ne me fut pas difficile de m'établir assez bien dans son esprit. Je n'eus pas de peine à lui dire qu'elle étoit belle, parce qu'elle sembloit telle à mes yeux. Enfin quoi que je n'admirasse pas également quantité de choses qu'elle faisoit, je ne laissai pas de faire comme si je les eusse admirées, parce que je voyois bien que c'étoit-là le chemin que je devois prendre, si je voulois continuer de lui plaire. Elle étoit veuve & n'avoit été que dix-huit mois en ménage avec son mari. Il avoit été tué à la Bataille de Rocroi, & quoi qu'il y eut déjà assez long-tems qu'elle fut veuve pour songer à se remarier, la pensée ne lui en étoit pas encore venuë, parce qu'elle n'avoit pas été trop heureuse avec lui. Comme il avoit une maîtresse, quand il l'avoit épousé, il n'en avoit pas fait tout le cas qu'il devoit. Il avoit continué à voir l'autre, & cela lui avoit été d'autant plus sensible qu'elle ne manquoit pas de bonne opinion d'elle-même. Elle avoit cru, comme c'étoit la verité, meriter toute sa tendresse, aussi le peu de justice qu'il lui avoit renduë lui eut fait prendre sans doute la résolution de ne s'exposer jamais à pareille chose que celle qui lui étoit arrivée, si elle eut pû s'abstenir de recevoir de l'encens.
Il étoit dangereux de s'embarquer avec une telle femme, & c'étoit un écueil tout assuré pour une personne qui eut été né jaloux. Mais comme je ne me sentois aucune disposition à une passion si fatale au repos des hommes, je ne laissai pas de poursuivre ma pointe, dans la vûë de mêler ses richesses avec ma gueuserie. La Dame étoit extrêmement riche, qualité qui m'acommodoit bien autant que sa beauté, quoi que je n'y fusse pas indifferent. Je contois d'ailleurs que si elle étoit jamais ma femme, je la ferois revenir bien-tôt de ses foiblesses, sur tout parce que je pretendois en user si bien avec elle, qu'elle prendroit aisément confiance en moi. Je fus le premier, si je l'ose dire, qui lui fis naître le dessein de changer son état de veuve en celui de femme mariée. Je lui plus par le debut que j'eus avec elle. Je lui avouai franchement que si elle vouloit m'écouter elle feroit ma fortune de toutes façons, qu'ainsi la reconnoissance & l'amour agissant en moi egalement elle pouroit conter que je l'aimerois bien moins en mari, qu'en amant. Elle trouva de la bonne foi dans ce compliment, moi qui different de ceux de mon païs, qui ne sont jamais pauvres si on les en veut croire, convenois sans en être pressé, qu'il n'y a un pas grand fonds à faire sur les lettres de change qui me venoient de Bearn. Ainsi mes affaires allant tous les jours de mieux en mieux auprès d'elle, je commençois déja en moi-même à regler l'equipage que j'aurois quand nous serions une lois mariez ensemble, lors que je vis s'elever une cruelle guerre contre moi; elle ne me vint pas de la part de mes rivaux, quoi que j'en eusse un bon nombre, & même de personnes de grande condition, & d'un merite assez destingué pour me faire apprehender avec raison. Le plus redoutable de tous ces rivaux étoit le Comte de... qui aussi-bien que moi en vouloit au mariage, & qui outre qu'il étoit parfaitement bien fait, tenoit un rang à la Cour qui me devoit faire peur, aussi bien que le reste de ses belles qualitez: mais soit que la fortune s'en mêlât, ou comme je l'ai toûjours cru qu'elle eut oüi parler d'une certaine chose qui couroit à son desavantage, savoir qu'il n'avoit que l'apparence de valoir beaucoup avec les Dames, & que l'effet n'y répondoit pas, il se trouva qu'un petit Gascon l'emporta sur un des plus fameux Courtisans qu'il y eut en ce tems là.
La Dame me fit bien valoir ce triomphe dont elle eut bien diminué le prix, si elle eut voulu peut-être convenir de la vérité; mais étant trop habile pour le faire, je ne lui fit point d'enquête fâcheuse là dessus, depeur de lui faire révoquer la grace qu'elle me faisoit. Je la lui exagerai même tout autant qu'il me fût possible, afin qu'elle jugeât de la reconnoissance que j'aurois de celles qu'elle me feroit à l'avenir par les sentimens que j'avois de celles qu'elle m'avoit déja faites. Mais lors que j'y pensois le moins, l'orage dont je viens de parler s'éleva sur ma tête, & ne tarda gueres à m'écraser. Les Domestiques de la Dame voyant qu'elle ne seroit pas plûtôt remariée que ses bien-faits tariroient pour eux en même tems, commencerent à me rendre tous les mauvais offices, dont ils se purent aviser, & n'y réüsirent que trop bien. L'un lui dit que j'avois été coquet toute ma vie, & que je le serois encore tant que je vivrois, qu'elle savoit bien la peine que cela lui avoit fait du tems de son premier Mari, & que cela ne lui en feroit pas moins présentement si elle étoit si folle jamais que de m'épouser. Un autre lui dit que j'avois épousé ma première Maîtresse, & un autre que l'Angloise n'avoit eu du mépris pour moi, que parce que j'avois plus d'apparence que d'effet; que nous avions été bien ensemble, mais qu'elle ne m'avoit pas plûtôt connu qu'elle avoit jugé à propos de me casser aux gages.
De toutes ces accusations qui n'étoient pas plus vrayes l'une que l'autre, il n'y eut que la premiere qui fit quelque impression sur elle. Elle eut peur comme elle avoit oüi parler de la foiblesse qu'ont ceux qui sont d'un temperament à peu près comme on me dépeignoit, que je n'entrevinsse à ma premiere maniere de vivre, d'abord que je l'aurais épousée. Cela la fit marcher bride en main avec moi, de sorte que n'ayant pas été long tems à le reconnoître, je lui en demandai la raison sans qu'elle daignât m'en éclaircir. Comme je ne reconnoissois point d'où me venoit le coup, & même que j'étois bien éloigné de le deviner, bien loin d'y pouvoir apporter le remede qui y étoit néccessaire, je fis une faute qui rendit le mal irreparable. J'avois jugé à propos dès les commencemens de chercher à gaigner sa Demoiselle, qui selon le bruit commun avoit beaucoup de pouvoir sur son esprit. C'étoit une fille d'assez bonne Maison, mais son Pere ayant mal fait ses affaires, elle avoit été trop heureuse dans le tems du mariage de sa Maitresse, d'entrer auprès d'elle en qualité de sa suivante. C'étoit une brune assez piquante, & comme elle tenoit quelque chose du lieu d'où-t-elle sortoit, il y en avoit beaucoup, qui personne pour personne & mettant tout le reste à part, l'eussent bien autant aimée que sa Maîtresse.
Cette fille depuis qu'elle étoit avec elle n'y avoit pas trop mal fait ses affaires, quoi qu'il n'y eut encore que trois ans, qu'elle y fut. Comme elle avoit reconnu d'abord son esprit, elle n'avoit pas manqué de la prendre par son foible, elle lui avoit dit plus de douceurs que l'amant le plus passionné, & ses complaisances avoient été si loin qu'il falloit que l'interest eut un extréme pouvoir sur elle, pour lui faire faire tout ce qu'elle faisoit tous les jours. Elle ne souffroit plus que personne lui rendit aucun service, à moins qu'elle ne fut incapable de le lui rendre elle même, elle ne la quittoit non plus que l'ombre fait le corps, & comme l'interest lui faisoit faire toutes ces choses, sans que l'amitié y eut la moindre part, elle prit d'abord de l'argent que je lui offris pour me rendre service auprès d'elle. Elle prenoit déja le sien pour récompense de ses fleurettes, mais avec l'un & l'autre elle eut pris encore celui de tout le genre humain, parce que tout ce qui pouvoit la tirer de la misére où elle s'étoit veuë avoit pour elle des charmes inconcevables.
Si ma bourse eut été assez bien garnie pour ne pas tarir si-tôt j'eusse été long tems de ses amies, tant elle avoit bon appetit, mais son avidité & mon impuissance m'en ayant fait voir le fonds bien-tôt, au lieu de me rendre les services qu'elle me promettoit auprès de sa Maîtresse, j'éprouvai avant qu'il fut peu que je n'y avois point d'ennemie plus dangereuse. Un jour qu'elle étoit couchée avec elle; car elle l'avoit mise sur le pied de la traiter plutôt comme sa soeur que comme sa suivante, elle se mit à pleurer & à sanglotter comme si elle eut perdu tous ses parens. Sa Maîtresse lui demanda aussi-tôt ce qu'elle avoit, & cette fille, qui étoit plus fourbe & plus interessée que je ne saurois dire, faisant semblant d'avoir toutes les peines du monde à lui répondre, il fallut que l'autre lui reïterât deux ou trois fois la même demande, avant que de l'en vouloir éclaircir. Enfin croyant avoir assez bien joué son Personnage, elle lui répondit que le jour approchant qu'elle alloit se donner à un nouveau Mari, elle n'y pouvoit songer sans en mourrir de douleur: elle recommença à sanglotter ou du moins à en faire le semblant, & ces feints sanglots faisant croire à sa Maîtresse que son affliction ne partoit que de l'amitié qu'elle avoit pour elle, elle lui en fut si bon gré qu'elle l'embrassa tendrement. Elle lui dit même pour la consoler que je ne me rendrois pas tellement maître de son coeur, qu'il n'y restât encore quelque place pour elle.
Cette fille qui avoit autant d'esprit qu'elle étoit méchante, & qui étoit encore plus méchante qu'elle n'étoit agréable, lui répartit que si elle s'affligeoit comme elle faisoit, c'étoit bien moins par rapport à ses propres interêts, qu'aux siens; que si elle épousoit un autre que moi, elle ne serait pas dans la peine où elle étoit présentement, parce que du moins elle se flatteroit qu'elle en seroit considerée comme elle méritoit. Elle ne lui en dit pas d'avantage, parce qu'elle savoit bien, que les plus longues parolles ne contiennent pas toûjours le venin le plus subtil, mais lui laissant faire là dessus les reflexions qui lui étoient inévitables, sa Maîtresse lui demanda bien-tôt ce qu'elle vouloit dire par là. Cette fille qui pour mieux jouër son rolle avoit feint jusques là de prendre mon parti auprès d'elle, lui dit alors que si l'état où elle étoit lui permettoit de se jetter à ses pieds, elle le ferait sans perdre de tems pour lui demander pardon de sa méprise, qu'elle lui avoit soutenu quand on lui avoit dit que je ne l'aurois pas plûtôt épousée que je lui serois infidele, que ceux qui portoient cette accusation contre moi ne le faisoient que pour ne me pas connoître, ou pour me vouloir du mal, mais qu'elle changeoit maintenant de sentiment en depit qu'elle en eut, que j'étois encore plus scelerat qu'on ne pouvoit dire, desorte que sans attendre qu'il fut plus tard, elle aimoit mieux se laver les mains devant elle, que d'être cause d'un malheur irreparable, faute de convenir de la vérité.
C'étoit parler sans fard que de parler de la sorte. Cependant comme il manquoit encore une dose à son poison, pour lui donner toute la force qu'elle desiroit, & que cette dose consistoit à lui apprendre les raisons qu'elle avoit de changer si-tôt de sentiment, elle lui dit que je gardois si peu de mesures dans mes fourberies, que c'étoit à elle même que je m'addressois pour faire éclater le commencement de mon infidelité, qu'il ne tenoit pas à moi que je ne lui fisse accroire que c'étoit elle qui avoit mon coeur, pendant qu'elle n'avoit que mes complimens, qu'elle avoit feint de m'écouter afin de l'en avertir, & que quand elle voudrait, elle lui feroit entendre cette verité de ses propres oreilles. Ce fut un coup de massuë pour cette Dame que ce qu'elle lui dit, elle m'aimoit, aussi en ressentit-elle beaucoup d'affection; elle n'en témoigna rien neanmoins, parce qu'elle ne trouvoit pas qu'il lui fût glorieux de faire paroître tant de bonne volonté pour un homme qu'on lui en faisoit si indigne, cependant malgré tous les deguisemens cette fille n'eut pas eu grande peine à decouvrir ce qui se passoit dans son coeur, si les ténébres ne lui eussent derobé la veue de son visage. A ce deffaut elle ne laissa pas d'en croire ce qu'il falloit à la surprise ou elle s'apperçut un moment après que la jettoient ces parolles. La Dame demeura toute interdite, & ayant gardé un assez long silence, elle ne le rompit que pour lui demander des circonstances, qui ne lui permirent pas de douter de ce qu'elle venoit d'écouter.
Cette fille qui m'accusoit de fourberie pour mieux couvrir la sienne, & pour mieux abuser sa Maîtresse, avoit feint quelques jours auparavant ne pouvoir deffendre son coeur contre quelque mérite qu'elle disoit avoir reconnu en moi. J'avois été bien surpris de l'entendre parler de la sorte, elle que j'avois toujours reconnuë fort sage, & qui l'étoit veritablement, aussi n'étoit-ce pas par un principe tel qu'on pourroit peut-être s'imaginer qu'elle m'avoit parlé de la sorte; mais pour garder toûjours le même pouvoir sur l'esprit de sa Maîtresse qu'elle avoit eu jusques là. Elle pretendoit en me faisant donner dans le panneau qu'elle me tendoit si subtilement lui faire rompre l'engagement qu'elle avoit avec moi sans qu'il fut en ma puissance de renouer jamais avec elle. Elle ne réussit que trop bien dans ses malheureuses prétentions: Je me laissai aller, soit par complaisance, ou par crainte que j'avois de la rendre mon ennemie, à lui protester que si elle m'aimoit je ne l'aimois pas moins. Il ne tint pas même à moi que je ne lui en donnasse des marques sensibles, l'usage du monde me faisant croire que je lui pouvois donner cette satisfaction sans qu'il y allât du mien, ni que je manquasse en aucune façon à ce que je devois à sa Maîtresse. Elle étoit trop sage pour le permettre, & trop méchante en même temps pour me faire croire que le refus qu'elle en faisoit dût m'ôter l'esperance de ne pas mieux réussir une autrefois. Nous en demeurâmes là pour ce coup, & la force de mon temperament & un peu d'honneur me faisant entreprendre la premiere fois que je la revis de lui parler toûjours sur le même ton, je ne fus gueres sans m'en repentir. Je ne pouvois effectivement prendre mon temps plus mal que je faisois alors, elle avoit fait cacher sa Maîtresse sous une tapisserie, d'où elle pouvoit entendre & voir, tout ce que je pouvois lui dire ou faire sans que je pusse découvrir aucunement où elle étoit. Cette Dame sortit alors de sa niche, & qui fut bien surpris ce fut moi, quand je la vis devant mes yeux. L'étonnement où j'étois me rendit si interdit que je n'eus pas l'esprit de deviner la piece qui m'étoit faite, & quand j'eusse été surpris en faisant l'action du monde la plus noire je n'eusse pas été plus confus. Je n'eus pas la force de dire une parolle, de sorte que la Dame me fit mille reproches, sans que je trouvasse un seul mot pour m'excuser. Enfin je crois que je fusse encore demeuré muet tant que j'eusse été là, si ce n'est qu'elle finit son discours par une deffense qu'elle me fit de remettre jamais le pied dans sa Maison. Si je n'eusse été qu'amoureux peut-être lui aurois-je obeï sans oser lui répondre, mais comme il y alloit de ma fortune, aussi bien que du repos de mon coeur, à lui faire révoquer cette deffense, je pris la parolle & lui dis tout ce que je crus capable d'adoucir son ressentiment. Si je lui eusse dit la pure verité peut-être en fus-je venu à bout; mais comme je croyois indigne d'un honete homme d'aller se vanter des avances de la Demoiselle, je lui tus cette circonstance qui étoit seule capable de me justifier dans son esprit; car elle lui eut fait connoitre sa malice qu'elle n'avoit garde de croire au point qu'elle étoit. La Dame sortit de la Chambre en même tems sans me vouloir écouter d'avantage, & tout mon reconfort n'étant plus que dans sa Demoiselle, que j'accusois bien en moi même d'être cause de mon malheur, mais non pas dans le sens qu'elle l'étoit, je la conjurai de se servir du credit qu'elle avoit sur son esprit pour me rétablir dans ses bonnes graces. Elle me répondit pour m'oter même toute sorte d'esperance, qu'elle ne me promettoit pas de pouvoir rien obtenir sur elle, après ce qui venoit d'arriver, qu'elle auroit même peut être besoin elle même d'un intercesseur pour y faire sa paix, parce qu'elle la voyoit si fort en colere qu'elle ne se souvenoit pas qu'elle y eut jamais tant été. Enfin tout ce que j'en pus tirer fut qu'elle agiroit pour moi selon la disposition où elle la trouveroit.