[Pag. 46, lig. 15] : Ce Beaumanoir, « le père de cestuicy qui de present est », a été bien désigné par M. Paris (V, 30) comme étant Jean III, chevalier, maréchal de Bretagne, celui qui combattit avec les trente Bretons. Il eut deux femmes : Tiphaine de Chemillé en Anjou, celle sans doute dont il s’agit ici, et Marguerite de Rohan. Celui « qui est de present » est Jean IV, mort en 1385, et mari de la fille de Duguesclin. Cf. P. Anselme, VII, 380-1.

[Pag. 47, lig. 14]. Par gens des compaignes il faut peut-être entendre les grandes compagnies. — [Lig. 20], la princesse et autres dames d’Angleterre : « sans doute la princesse de Galles, Jeanne de Kent, femme du Prince Noir. » P. Paris, V, 81.

[Pag. 50, lig. 3]. Jean de Clermont, seigneur de Chantilly, maréchal de France, et tué à la bataille de Poitiers. (Anselme, VI, 750-1.) — [Lig. 14], beau maintieng : P. 1 et P. 2, bien mentir.

[Pag. 51, lig. 19]. Il ne s’agit pas ici du fameux Jean le Maingre de Boucicaut, maréchal de France et gouverneur de Gennes, qui naquit à Tours en 1368, mais de son père, qui mourut le 15 mars 1367 à Dijon, où il avoit été envoyé vers le duc de Bourgogne par Charles V. Cf. Anselme, VI, 753-4.

[Pag. 54, chap. 24]. L’aventure et la réponse du chevalier sont les mêmes que celle qu’on prête au poète Jean de Meung.

[Pag. 55, lig. 17], son seigneur lui donnoit grans eslargissemens : L., grans helles (P. 1 et 2, elles) et eslargissement.

[Pag. 57, lig. 2]. Malgré la bizarrerie du fait, couchast est bien la leçon des deux bons ms., et il ne me paroît pas aussi impossible de l’expliquer que l’ont trouvé quelques personnes. Il est possible de penser que, dans une circonstance ou de fête ou de guerre, la dame, pour donner à coucher au sire de Craon, ait eu à lui donner un asile dans son lit, ce qui se seroit d’autant mieux su qu’elle ne s’en seroit pas cachée. Je ne vois pas l’avantage qu’il y auroit à lire : je ne dis pas qu’il ne me touchat en mon lit ; car là il y auroit déjà complaisance et bonne volonté.

[Pag. 58, lig. 14], sa damoyselle : L. et P. 2, chamberière.

[Pag. 59, lig. 15], gens d’estat : L. et P. 1, gens dehors d’estat. — [Lig. 16], regars : P. 1, regrez.

[Pag. 64, lig. 19], espinguer : P. 1, pignier ; P. 2, eingnier.