LES HALLES EN 1822.
Canella, pinxit. Musée Carnavalet.

LES HALLES EN 1828.
Canella, pinxit. Musée Carnavalet.

LES HALLES ET LA POINTE SAINT-EUSTACHE.
Gravure sur bois de A. Lepère.

Après y avoir été autrefois exposés, les malfaiteurs viennent y souper aujourd'hui. L'«Ange gardien» un tapis franc, exhibe son enseigne presque à l'angle de la rue: Ici l'on rit, l'on boit, l'on chante et l'on prépare les mauvais coups du lendemain. L'état-major de l'armée du vice s'y réunit. C'est l'endroit à la mode, quelque chose comme le «Maxim's» des chourineurs. C'est là qu'il est vraiment élégant de se montrer dans le monde des «Apaches». Casque-d'Or et ses pareilles y trônent, et le gredin qui vient de faire un mauvais coup est certain d'y rencontrer bon souper, bon gîte et le reste. Il n'y a pas que les chevaliers du surin qui hantent ce noble logis; d'autres seigneurs y viennent manger des escargots et boire du champagne: d'inquiétants jeunes gens, aux cheveux plaqués y mènent tapage. On dépense là l'argent du coup de couteau ou celui du coup de chantage. C'est l'une des hontes de Paris.—Le propriétaire assure que de braves gens font partie de sa clientèle: la chose est possible—mais alors ces infortunés rencontrent chez lui bien mauvaise compagnie.

LE TROTTOIR DES HALLES, PRÈS SAINT-EUSTACHE, EN 1867.
Dessin de A. Maignan.