--Elles ont eu lieu, cependant, dit M. Legros triomphant. On a tout brûlé.
--Excepté, pourtant, les réserves des fourrages de l'intendance militaire, à Rambouillet et à Versailles.
--On les a oubliées.
--Heureusement qu'on n'a pas oublié de les vendre à des particuliers qui n'ont pas oublié, eux non plus, de les acheter à un prix dérisoire.
Le 15, Jules, qui fait partie d'un des régiments de Paris, vient nous faire ses adieux. Il emmène avec lui Léon et Mlle Gâteclair. A-t-il de la chance, ce Léon! C'est moi qui voudrais bien aller à Paris.
--Tu me raconteras en revenant tout ce que tu auras vu?
--Oui, n'aie pas peur.
--Oh! dit Jules, nous ne verrons peut-être pas grand'chose. C'est une affaire d'un mois, six semaines tout au plus. Les Prussiens ne pourront pas, naturellement, investir complètement la capitale et, ma foi, lorsqu'ils verront qu'ils ne peuvent prendre Paris de vive force, ils seront bien obligés de faire la paix.
--C'est mon avis, dit mon père.