--Le mien aussi, dit M. Legros. Prendre Paris! Et comment voulez-vous qu'ils fassent une brèche dans les remparts? Avez-vous remarqué l'épaisseur des remparts, monsieur Gâteclair?
--Mais oui.
--Et vous, monsieur Barbier?
--Mais oui.
--C'est formidable! Quelque chose de formidable. Une épaisseur!... Un mur en pierres, d'abord; en moellon et pierres de taille--là.--Et, derrière, une masse énorme de terre. Supposez qu'un boulet traverse le mur en pierre: eh bien! qu'arrive-t-il? Il arrive qu'il se perd dans la terre. Voilà... Ah! quelle épaisseur!...
Nous accompagnons Jules à la gare. Elle est assiégée par les émigrants; les salles d'attente sont remplies de bagages... Mais le train va partir. J'embrasse Léon et Mlle Gâteclair à laquelle Mme Arnal, qui est venue avec nous, remet une lettre pour son mari, garde national à Paris.
--Dites-lui bien qu'il porte toujours de la flanelle et qu'il mette du coton dans ses oreilles, le soir.
Je serre la main de Jules, qui serre la main de mon père et celle de M. Legros. Il s'approche de ma soeur.
--Allons, embrassez-vous, fait mon père.
Louise avance son front et Jules y dépose un baiser...