—Ah! ah!... dit Gontran d'un air satisfait.
—Oui, continua le vieillard, si je m'étais trompé, c'est que cette comète décrirait dans l'espace une ligne parabolique.
—En sorte que?...
—En sorte que c'est vers l'infini qu'elle nous emporterait.
Séléna joignit les mains dans un geste désespéré.
—Et nous ne reverrions jamais la Terre? murmura-t-elle.
—Jamais, répondit Ossipoff. Tu en parais désolée, comme si l'humanité terrestre avait quelque chose de regrettable.
La jeune fille ne répondit rien, mais Gontran s'écria:
—Il faut cependant que cette course prenne fin!
—Je ne vois à cela aucune utilité.