—Allez... puisqu'il en est ainsi... je n'ai plus besoin de vous...

Et, sans s'occuper de ceux qui se trouvaient là, il se recolla le visage à l'oculaire, ressaisi tout entier par son ardente curiosité...

Une fois sur le palier et la porte soigneusement refermée derrière lui, Gontran demanda d'un ton irrité à Fricoulet:

—Qu'est-ce qui t'a pris? en voilà une idée de raconter à Ossipoff des choses qui ne sont pas?

—Ce ne serait pas la première fois, ricana l'ingénieur.

—Soit; mais les précédentes fois, nous étions d'accord.

—Ne fallait-il pas trouver un moyen d'aller au-devant des questions qu'il t'aurait sûrement posées?...

Puis, de mauvaise humeur à son tour, comme si le reproche de M. de Flammermont lui paraissait injustifié, l'ingénieur bougonna:

—C'est bien; désormais je te laisserai tirer d'affaire tout seul.

Et, tandis que Gontran rentrait dans sa cabine, il descendit lentement les marches qui conduisaient à la machinerie, murmurant avec un singulier sourire...