—Impossible!... impossible... impossible...

—Mais ce qui impossible, mon cher monsieur, riposta Fricoulet, c'est que nous n'ayons pas rêvé, que nous ayons réellement accompli ce fantastique voyage; d'ailleurs, vous n'avez qu'à lire ce que dit Fédor Sharp... vous verrez que son récit coïncide absolument avec ce que je viens de vous rappeler...

Et il mettait sous le nez du vieillard le journal qu'il tenait à la main et qui donnait un compte rendu aussi complet que possible des événements dont le monde scientifique était occupé depuis plusieurs semaines.

Force fut bien alors à Ossipoff de se rendre à l'évidence et, frappé au cœur par l'écroulement du rêve sublime qu'il avait fait, il poussa un gémissement et tomba sur son siège, en proie à un véritable effondrement.

Sa fille s'empressa auprès de lui, lui prodiguant mille caresses, s'ingéniant à trouver des arguments pour le consoler.

Ce fut vainement: il conservait son visage navré et gardait un silence farouche.

Ce fut en cet instant que l'hôtelier entra dans la salle.

—Señor, dit-il en s'adressant à Gontran, les voyageurs de messieurs Cook et Compagnie demandent s'ils pourraient avoir l'honneur de vous présenter de plus près leurs hommages.

Les yeux du jeune homme s'arrondirent.

—Messieurs Cook et Compagnie! répéta-t-il tout surpris, qu'est-ce que c'est que ça?...