—Je vous ai prié de monter, expliqua le vieillard, pour une raison que vous, savant, vous comprendrez; je n'ai pas voulu vous faire part de la singulière défaillance de cerveau dont je suis en ce moment victime, devant ce Farenheit et ce Fricoulet qui n'y entendent rien...
—Ah! cependant, protesta Gontran, Fricoulet est un garçon trop modeste pour n'être pas indulgent.
Ce dernier mot était malheureux; il faillit mettre le feu aux poudres et les vitres des lunettes d'Ossipoff étincelèrent subitement, tandis que d'une voix brève, sèche, coupante, il ripostait:
—Je n'ai que faire de l'indulgence de M. Fricoulet.
Gontran demanda:
—D'ailleurs, peu importe: nous sommes seuls... de quoi s'agit-il?
Le vieillard hésita encore; sans doute ce qu'il avait à dire lui apparaissait-il comme une chose énorme et n'était-il pas certain que sa confiance fût bien placée. Mais, d'un autre côté, la nécessité impérieuse le poussant, il se décida en poussant un petit soupir.
—Voyons,... je n'ai pas besoin de vous demander, n'est-ce pas, si vos calculs sont exacts?
—Quels calculs?...
—Ceux qui vous ont servi à établir la route suivie par l'Éclair?