—Si cela ne vous plaît pas, qui vous oblige à le faire?

—Rien, sans doute. Mais alors à quoi m'occuper?

—Il me semble que, à votre place, je ne serais pas embarrassée. N'avez-vous pas le choix des occupations? Votre père, qui est si bon, ne doit penser qu'à vous plaire et vous faciliterait toutes les carrières....

—Ah! c'est que je crois que je ne suis bon à rien.

—Comment serait-ce possible? Vous êtes très intelligent....

—Vous êtes bien aimable; mais c'est que je suis aussi très paresseux!

—Avec de la volonté, vous vous corrigerez.

—C'est que j'ai très peu de volonté.

—Vous vous calomniez, je pense. Je ne croirai jamais que vous n'ayez pas le courage de vous imposer une règle et de la suivre.

—C'est pourtant l'exacte vérité. Pas de caractère plus faible et plus indécis que le mien. La lutte me lasse et la résistance m'excède.