7 — Venger son ami assassiné, tué : — Les Néréides, d’Eschyle. Ex. contemporain : Ravachol. — Cette vengeance est perpétrée sur la maîtresse du vengeur : — La Casserole (M. Méténier, 1889).

8 — Venger sa sœur séduite : — Clavijo de Gœthe, les Bouchers (Icres, 1888), la Casquette au père Bugeaud (M. Marot, 1886). Ex. romanesques : la Kermesse rouge dans le recueil de M. Eekhoud, la fin du Disciple de M. Bourget.

B 1 — Se venger d’avoir été dépouillé sciemment : — La Tempête de Shakespeare (et l’opéra qui en est issu en 1889). Ex. contemp. : Bismarck dans sa retraite de Varzin.

2 — Se venger d’avoir été dépouillé parce que disparu : — Les Joueurs d’osselets et Pénélope d’Eschyle, le Repas des Achéens de Sophocle.

3 — Se venger d’avoir été assassiné : — Le ressentiment de Te-oun-go par Kouan-han-king. Même cas et sauver, à la fois, un être aimé d’une erreur judiciaire : La Cellule no 7 (M. Zaccone, 1881).

4 — Se venger d’une fausse accusation : — Les Phrixus de Sophocle et d’Euripide, Monte-Cristo de Dumas, la Déclassée (M. Delahaye, 1883), Roger-la-Honte (M. Mary, 1881).

5 — Se venger d’un viol : — Térée de Sophocle, les Cenci de Shelley (parricide pour punir et faire cesser l’inceste).

6 — Se venger d’avoir été dépouillé des siens : — Le Marchand de Venise, un peu Guillaume Tell, et (en rentrant dans l’« Adultère ») le triomphe de M. Armingaud.

7 — Trompé, se venger sur tout un sexe : — Jack l’Éventreur (MM. Bertrand et Clairian, 1889) ; héroïnes fatales des romans et pièces « second Empire » : l’Étrangère, etc. Cas symétrique appartenant à la nuance A : — le mobile, peu vraisemblable, de la corruptrice du Possédé de Lemonnier.

Elle offre une première apparition ici du personnage grimaçant qui forma clef de voûte au drame noir et extraordinaire, — du « traître ». Dès le début de notre troisième donnée, nous aurions pu les évoquer à chaque pas, ce traître et sa politique profonde qui fait parfois sourire : don Salluste présidant à Ruy-Blas, Iago à Othello, Guanhumara aux Burgraves, Homodei à Angelo, Mahomet à la tragédie de ce nom, Léontine à Héraclius, Maxime à la Tragédie de Valentinien, et à celle d’Aétius, Émire à Siroès, Ulysse aux Palamèdes grecs.