—Droujina, dit-elle avec épouvante, que veux-tu faire?
Le boyard sortit de dessous son manteau un long pistolet.
—Que vas-tu faire? s'écria la boyarine, et elle recula involontairement.
Morozof sourit.
—Ne crains pas pour toi! dit-il froidement, je ne te tuerai pas. Prends la lumière et marche devant moi!
Il examina le pistolet et s'avança vers la porte.
Hélène ne fit pas un mouvement. Morozof se retourna, et d'une voix impérieuse:
—Éclaire-moi, répéta-t-il.
En ce moment on entendit du bruit dans la cour. Plusieurs voix parlaient à la fois. Les serviteurs de Morozof s'entre-appelaient. Le boyard se mit à écouter.
Le bruit augmentait. On eût dit qu'une foule pénétrait dans le rez-de-chaussée. On entendit la décharge d'une arme à feu.