—Hé! Khlopko! tu es toujours prêt à t'amuser.
Et au même instant tous se ruèrent sur Maxime et l'enlevèrent de cheval.
CHAPITRE XXIV
RÉVOLTE DES BRIGANDS.
A une demie verste du lieu où Maxime fut attaqué, une troupe d'hommes armés était assise autour de tonneaux défoncés. Des verres, des écuelles en bois passaient de main en main. Des bûchers éclairaient des figures résolues, des barbes hérissées et des costumes bariolés. Il y avait là des individus qui nous sont déjà connus: Andriouchka, Vaska, le chansonnier roux, mais le vieux Korchoun y manquait; les brigands le nommaient souvent en vidant et en remplissant sans cesse leurs verres.
—Eh! dit l'un, qu'arrive-t-il maintenant à notre grand-papa?
—Ce qui lui arrive, répondit son voisin, ce n'est pas difficile à deviner: on l'écartèle ou peut-être le hisse-t-on en l'air.
—Mais le vieux diable ne nous vendra pas; je gage qu'on ne lui arrachera pas une syllabe.
—C'est certain qu'on ne lui en arrachera pas une demie; on peut le mettre en lambeaux, il ne dira rien.
—C'est désolant pour la barbe blanche! L'ataman est bon! il est sain et sauf et il a livré le vieux!
—Qu'est-ce que c'est que cet ataman? Est-ce qu'un ataman sacrifie un des vieux pour je ne sais quel prince?