—Prince, criait la foule, on t'appelle, montre-toi!
—Sors, prince, répétait Persten, ils envahiront la cabane et ce sera pis.
—Soit, dit le prince en sortant, nous allons voir comment ils vont me forcer de les conduire à la Sloboda.
—Ah! s'écrièrent les brigands, le voilà sorti.
—Conduis-nous à la Sloboda! Sois notre ataman, sinon nous mettrons la corde à ton cou.
—Oui, oui, hurla la foule entière.
—Nous te rendons hommage, dirent les plus proches, sois notre ataman, sinon nous te pendrons.
—Nous le jurons, nous te pendrons.
Connaissant le caractère bouillant de Sérébrany, Persten s'empressa aussi de sortir.—Qu'est-ce qui vous arrête, frères? leur dit-il, pourquoi vous écorchez-vous ainsi le gosier? Dès l'aube, le prince vous conduira où vous voudrez, mais à présent, laissez-le se reposer et allez vous-mêmes vous coucher, vous vous êtes assez amusés comme cela aujourd'hui.
—De quoi te mêles-tu? grogna une voix; tu n'es plus notre ataman.