—Déliez-moi les mains, répondit Maxime, je ne puis pas faire le signe de la croix!

D'un coup de couteau Khlopko coupa les cordes qui entouraient les mains de Maxime.

—Signe-toi, mais pas longtemps, dit-il, et lorsque Maxime eut achevé sa prière, Khlopko et le roux lui arrachèrent son habit et se mirent à lier ses pieds et ses mains aux pieux.

Ici Sérébrany s'avança.—Mes enfants, dit-il d'une voix habituée à commander, écoutez!—Ces paroles vibrantes retentirent dans la foule et, malgré le tumulte et les cris, elles parvinrent jusqu'aux brigands les plus éloignés.—Mes enfants, continua le prince, voulez-vous tous que je sois votre chef? Peut-être y en a-t-il parmi vous qui ne veulent pas de moi?

—Eh! s'écria l'un, tu te crois devant un tribunal d'enquête?—Écoute, ne plaisante pas avec nous.—On t'a donné le commandement, ainsi, prends-le.—Accepte l'honneur tant que tu es entier!

—Apportez-moi donc la hache d'ataman! dit Sérébrany.

—C'est cela, s'écrièrent les brigands, il est plus sûr de faire les choses gaiement.

On présenta au prince la hache de Persten.

Nikita Romanovitch marcha droit au chanteur rouge.

—Délie l'opritchnik, dit-il.