—Mais avec quoi vas-tu donc te battre? demanda le boyard.
Mitka se gratta la nuque.
—N'auriez-vous pas un gourdin? demanda-t-il d'un ton traînard aux opritchniks.
—Quel est cet imbécile! lui répartirent-ils. D'où sort-il? Crois-tu que nous nous battons comme des paysans, avec des bûches?
Mais la figure de Mitka récréait le Tsar; il défendit qu'on le renvoyât.
—Qu'on lui donne un gourdin, dit-il, qu'il se batte à sa manière.
Khomiak se fâcha.
—Sire, s'écria-t-il, ne permets pas à un paysan d'insulter ton serviteur. J'ai toujours servi avec honneur ta Majesté comme opritchnik et je ne me suis jamais battu à coups de bâton.
Mais le Tzar était en veine de gaîté.
—Tu te battras avec ton sabre, dit-il, et que le gars se batte à sa manière. Qu'on lui donne un gourdin. Nous allons voir comment un paysan va défendre Morozof.