[8] Comme il n'est arrivé aucun mal à l'aide-de-camp qui jouait le rôle de Buonaparte, il est suffisamment prouvé que Napoléon n'avait plus rien à craindre et que son déguisement n'était nullement nécessaire; il ne servit réellement qu'à le rendre ridicule et méprisable.

[9] Il paraît certain qu'il avait quelques plans qu'il voulait exécuter à l'aide du vice-roi d'Italie. Ce qui le prouve, c'est une lettre qui a été trouvée et dont voici un passage: «Je vous écrirai d'Elbe, je vous ferai part de mes projets futurs; jusque là, je vous prie, tenez-vous bien tranquille.»

[10] Elle a exprimé combien elle avait eu de plaisir à rencontrer ici son frère, parce qu'elle l'avait empêché d'exécuter un projet dont il était imbu, et qui sans doute l'aurait précipité dans l'abîme. Ce projet était peut-être relatif à la lettre dont nous avons parlé plus haut.

[11] Ce brick n'était nullement en mauvais état: j'appris à mon passage à Toulon, qu'il ne s'était point trouvé, dans le port, de corvette lorsque l'ordre du gouvernement arriva, et que celle qui lui était destinée l'attendait à Saint-Tropez.

[12] Ces coups de canon ne furent pas tirés pour lui, mais douze en l'honneur du feld-maréchal-lieutenant baron Koller, et douze pour le général comte Schuwaloff. On laissa Buonaparte dans son erreur, afin qu'il ne fît pas de nouvelles difficultés pour s'embarquer s'il connaissait l'intention du capitaine Asher de le recevoir comme simple particulier et non comme empereur.

[13] Toutes les paroles de l'Empereur sont en français dans l'original.