Tograth sourit et dit qu'on laissât cet homme s'approcher, ensuite il toucha le crâne dénudé en disant:

«Ton caillou stérile se recouvrira d'une abondante végétation, mais souviens-toi de ce bienfait en haïssant à jamais le laurier.»

En même temps que le chauve, une fille s'était approchée. Elle implora Tograth:

«Bel homme, bel homme, regarde ma bouche, mon amant, à coups de poing, m'a cassé quelques dents, rends-les-moi.»

Le savant sourit et lui mit un doigt dans la bouche en disant:

«Tu peux mordre maintenant, tu as des dents superbes, Mais, en reconnaissance, montre ce que tu as dans ton sac.»

La fille rit en ouvrant la bouche où brillèrent de nouvelles dents, puis elle ouvrit son sac en s'excusant:

«C'est une drôle d'idée, devant tout le monde. Voilà mes clefs, voici la photographie sur émail de mon amant; il est mieux que ça.»

Mais les yeux de Togralh avaient brillé; il avait avisé, pliées, quelques chansons parisiennes rimées sur des airs viennois, Il prit ces papiers et après les avoir regardés:

—Ce ne sont que des chansons, dit-il, n'as-tu pas de poésies?