—Vous tirerez quelques coups de fusil pour m'aider à m'orienter.

—Oui, je peux le faire…, répliqua Johnson après quelques instants de méditation.

—Bien! n'y manquez point: me voilà parti. Adieu.

Au même instant on entendit dans le lointain une clameur tremblante et plaintive, lamentable comme un cri d'agonie.

—D'où ça arrive-t-il? demanda Veghte.

—De là-bas: répondit Johnson en indiquant une direction précisément opposée à celle que Basil aurait désignée.

—Impossible! observa ce dernier étonné: je l'ai entendu par ici.

—Vous vous êtes trompé, fit Johnson avec une assurance qui fit hésiter le forestier.

Il s'arrêta un moment, indécis. Au bout de quelques secondes le même cri étrange se fit entendre.

—C'était bien la direction que je pensais, dit Veghte: je parierais que c'est la voix d'une femme. Adieu! n'oubliez pas de tirer quelques coups de feu pour me remettre dans la bonne route.