Le hasard sembla le servir un instant, en le plaçant tout à coup en face du capitaine.
—A nous deux! s'écria-t-il en poussant un cri de joie.
Loïck leva sa hache.
—Non, non, fit l'inconnu en l'arrêtant.
Et, se plaçant devant le jeune homme, il continua en s'adressant au général:
—Me reconnais-tu, Timpfler? s'écria-t-il. Je suis Hans de Walkefield, que tu as fait dégrader de capitaine et déporter aux îles Fiji après avoir déshonoré sa sœur, Héléna de Walkefield.
—A toi la mort! répondit le général en grinçant des dents.
—C'est toi qui va mourir, misérable, reprit Walkefield; mais avant, je veux que tu saches que c'est moi qui, pour me venger, ai conduit les Français dans ta maison; c'est grâce à moi que ta nièce n'est plus en ton pouvoir.
En entendant ces paroles, qui lui révélaient le complot dont il était victime, le général se précipita avec rage sur son ennemi.
Celui-ci ne fit rien pour l'éviter, au contraire. Il le saisit dans ses bras nerveux, et, s'abandonnant complètement sur lui, il chercha à le renverser, tout en lui tailladant le corps avec la pointe de son poignard.