Comment cet orgue était-il venu s'échouer dans ces parages? Voilà ce que je n'ai jamais pu comprendre.

Cette harmonie ultra-excentrique produisait un effet prodigieux sur les auditeurs, dont les traits étaient épanouis avec béatitude.

Je m'assis auprès de mon tayo.

—Hein? me dit-il.

—Fichtre! répondis-je.

Je ne trouvai rien de mieux pour exprimer mon admiration.

Cependant le concert continuait.

On apporta le «popoy», espèce de bouillie faite avec des bananes pourries, etc., etc., dont les Kanaks raffolent.

Chacun prenant sa main pour cuillère, commença à puiser dans le plat.

Hélas! Mon Dieu! Je fis comme les autres.