Ils avaient été impitoyablement massacrés.

Seuls, Diogo et la jeune fille avaient survécu, par un miracle incompréhensible, qui avait fait jaillir un éclair de pitié dans le cœur féroce du chef guaycurus.

Quant au marquis de Castelmelhor, nul ne savait ce qu'il était devenu; malgré les recherches les plus actives, il avait été impossible de retrouver son corps.

Était-il mort? Était-il vivant et avait-il contre toute probabilité réussi à s'échapper?

Son sort demeurait enveloppé d'un impénétrable mystère.

Bientôt les Indiens disparurent, la plaine où s'était passée cette effroyable tragédie redevint solitaire, et les vautours, s'abattant sur les cadavres, commencèrent une horrible curée de chair humaine.

FIN DU PROLOGUE.

[LE GUARANIS]