— Non pas ! je veux retourner seul.

— A ton aise ; en somme, tu as raison ! A propos, j’ai aussi acheté pour toi une limousine, c’est chaud et inusable.

— Merci mille fois, mon ami ; mais dis-moi au moins…

— Rien ! je veux te laisser le plaisir de la surprise, il y a des choses pour toi, d’autres pour la ferme. Promets-moi de ne pas ouvrir ton sac avant d’être arrivé.

— Puisque tu l’exiges, je te le promets.

— Très bien ! me voici tranquille. La carriole te conduira directement jusqu’à la maisonnette de Jérôme. De cette façon tu arriveras frais comme une rose chez ton ami. Maintenant, bonsoir, dors bien et demain je t’éveillerai avant le lever du soleil.

— Bonsoir, Pierre, et encore une fois merci !

Les jeunes gens s’embrassèrent, puis ils se séparèrent pour la nuit. Marcel se coucha et ne fit qu’un somme jusqu’au lendemain matin. Une main se posa sur son épaule et lui fit ouvrir subitement les yeux.

C’était Pierre Morin, qui, selon sa promesse, venait l’éveiller.

Le jeune homme sauta de son lit et s’habilla.