Une demi-heure plus tard, il était assis en face de son ami à une table chargée de pain, de fromage de Saint-Marcelin et de fromage de Sassenage au persillé si appétissant, de lait, de saucisson, de jambon et de vin.
Ce déjeûner impromptu terminé, — et ce fut l’affaire d’un quart d’heure à peine, — les jeunes gens quittèrent la table et descendirent dans la première cour, où la carriole attendait.
— Es-tu prêt ? demanda Pierre Morin.
— Certes, je n’attends plus que le cocher.
— Le voici, dit le régisseur en riant et se plaçant près de lui en même temps qu’un valet de ferme s’asseyait dans le fond auprès de Petiote.
Tous les assistants crièrent un dernier adieu et le cheval s’élança.
Vers neuf heures et demie du matin, la carriole s’arrêta devant la maisonnette de Jérôme.
Celui-ci était sur le seuil de sa porte, la pipe à la bouche.
— Soyez les bienvenus, dit-il d’un ton de bonne humeur. J’espère que vous ne refuserez pas de vous arrêter une heure ou deux à mon foyer ; et, se penchant vers l’intérieur, il ajouta :
— Eh ! femme, viens ici ; Madeleine, voici des amis qui nous arrivent.