LES COURSES

Les chevaux, les courses de chevaux aussi ne manquèrent point de retenir Lautrec.

Que de simples et jolis dessins, aquarelles ou peintures, il conçut, tout de suite, à la manière anglaise, comme prétexte!—; à sa manière à lui, comme exécution!

Ainsi, ce bref tableau:

La plaine est rase; une colline bleue borde l'horizon; et, dans un coin, des bouquets d'arbres, précédés de barrières blanches, composent un décor plaisant. Le cavalier s'en va au trot gaillard de son cheval; son chien le suit, en tirant la langue; et le bonhomme est tout vermeil, en bon état, vante à coup sûr la sérieuse utilité de l'exercice en plein air. Le ciel, lui-même, est familier; nul nuage romantique, un friselis de laine dans un ciel tendre; et Lautrec complique de variété seulement son cheval dans la classe des hacks et hackneys, des trotters et double-horses, des galloways et des ponies.

D'autres fois, ainsi que nous l'avons dit au chapitre: Filles, il place un attelage en tandem, au bord de la mer. Un tonneau, un voile qui flotte au vent; et, escortant la jeune femme qui conduit, un fox-terrier galope en bondissant.

Que d'éventails Lautrec exécuta dans cet ordre d'idées-là!

Les jockeys, à pied ou à cheval, les lads, les entraîneurs et les paddocks, figurent nombreux aussi dans son œuvre. Et comment en eût-il été autrement pour ce peintre curieux, tellement épris de vie moderne?