«Après la triste journée de 1831 (13 février), quand l’église et le presbytère de Saint-Germain-l’Auxerrois furent saccagés, le lendemain, 14 février, le peuple, surexcité, démolissait l’archevêché. L’archevêque se trouva quelque temps sans demeure et, pendant l’année 1832, il trouvait un asile au couvent du Sacré-Cœur. Mgr de Quélen habita le petit hôtel Biron, autrement dit l’annexe construite par la duchesse du Maine, en attendant un nouveau logis.

«En 1848 (continue M. F. d’Andigné), pendant la révolution de février, la tranquillité de la maison fut encore un moment troublée par l’arrivée soudaine d’une patrouille de quinze à vingt hommes qui pénétraient dans la cour en demandant du pain. C’était l’heure du goûter: on distribua à chaque homme deux pains et une bouteille de vin, et la patrouille s’éloigna.

«Le 25 mai 1865, Mme Barat mourait, âgée de quatre-vingt-cinq ans.»

Trente-neuf ans plus tard, la congrégation du Sacré-Cœur était dissoute, par arrêté ministériel du 10 juillet 1904, inséré au Journal officiel du 11 juillet.

Le 1er octobre 1904, l’établissement était fermé.

Enfin, en avril 1907, un procès intenté au liquidateur judiciaire par les héritiers naturels de Mme la duchesse de Charost, était perdu par eux.

L’HOTEL BIRON DÉCHU.—UNE TRIBU DE LOCATAIRES. ART ET ESPIONNAGE.

Avec l’entrée d’un liquidateur, du coup l’hôtel Biron chut dans un exceptionnel bran. A grand tapage, une horde accourut pour installer ses poux dans tous les coins et recoins de l’hôtel. Il s’était agrandi. Les sœurs avaient bâti de nombreuses annexes. C’était d’un déplorable ensemble; mais il ne convenait pas de s’en prendre à elles, seulement aux maçonniers du règne de Louis-Philippe.

Pendant des jours et des jours, des ivrognes velus coltinèrent jusqu’à l’hôtel Biron le douteux amas des mobiliers sordides. Par la grande porte de la rue de Varenne, on vit passer des sommiers défoncés, des chaises cassées, des matelas qui perdaient leurs tripes, des pots égueulés, des cages d’oiseaux, des vases infâmes. C’était le peuple qui emménageait dans la première cour, dans l’annexe à locatis sise alors sur la gauche de la façade principale.

Le liquidateur avait fait le vide; il le remplissait avec des fonds de composts.