J’avoue qu’une autre raison, une raison d’économie pour le Sénat, au prix du papier, nous faisait douter de la nécessité de publier quarante pages qui n’auraient rien dit de plus que le résumé: car n’oubliez pas qu’il s’agit d’une donation sans charges.
Nous avons même, si vous voulez bien le remarquer, fait l’économie du texte de la première donation.
M. Gaudin de Villaine.—Ce sera la seule!
M. le rapporteur.—En leur confluent, ces petits ruisseaux feront une rivière, monsieur Gaudin de Villaine. Avec tous nos collègues, n’aviez-vous pas voté, vous-même, une disposition en vertu de laquelle on ne peut plus imprimer, à la suite des rapports, des textes sans une décision expresse des membres de la Commission, non plus que des textes qui ont été déjà publiés pour le Sénat, notamment dans la transmission de la Chambre?
M. Gaudin de Villaine.—Cela est très sage!
M. le rapporteur.—J’arrive au fait.
Comment l’objet de ce texte peut-il soulever cette difficulté juridique dont parle M. de Lamarzelle? De quoi s’agit-il?
M. Rodin, par un troisième geste de générosité—qui sera le dernier, parce qu’il n’a plus rien à donner—vient d’offrir à l’État sa maison de Meudon, son atelier, ses dépendances et tous les terrains. Or, cette donation n’implique aucune charge. Je prie M. de Lamarzelle de vouloir bien faire attention à ce point essentiel.
M. de Lamarzelle.—Je n’en sais rien!
M. le rapporteur.—Le résumé le dit!