Et nous attendions mieux de votre goût, vous qui avez fustigé l’argot moderne dans votre épître des Importations anglaises[3], où se trouvent ces quatre vers—dignes d’envie:

J’ai lu dans un journal qu’à Boulogne-sur-Mer,
Par un grand Cricket-Club, un match vient d’être offert.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Et peut avoir des droits à l’admiration
Pour avoir pauvrement singé la fashion.

Beau passage! mais dépassé par celui-ci:

J’ai lu dans quelque endroit qu’un avare de Rennes
Ne sachant comment faire, en un pareil moment,
S’avisa de mourir le dernier jour de l’an,
De peur de donner des étrennes.

En effet, vous avez toutes les cordes,—soit que vous chantiez les albums de photographie:

C’est pour les visiteurs une distraction,
Et partout on en fait ample collection.

Ou le jardin de Saint-Ouen:

A ton tour, tu subis le sort de ce grand cours,
Si brillant dans les anciens jours,
Que ne fréquente plus personne[4].

Ou les plaisirs de la danse:

Mais, comme au goût du jour il faut que tout s’arrange,
Terpsichore a subi la loi du libre échange;
Déjà, sans respecter la prohibition,
Les Lanciers nous étaient arrivés d’Albion[5].