Et au lieu de vous livrer à la critique littéraire, distraction en dehors de votre compétence, occupez-vous de choses plus sérieuses, telles que:

La construction d’un pont fixe;

La construction d’entrepôts-magasins sur la rive droite de la Seine;

L’élargissement de la rue du Grand-Pont;

Le percement d’une rue allant du palais de Justice aux quais;

La vente des docks;

L’achèvement de la sempiternelle flèche de la cathédrale, etc., etc.

Vous possédez ainsi, par devers vous, une jolie collection qu’on pourrait nommer muséum des projets ajournés. La clef en est remise par chaque administration qui s’évanouit à celle qui lui succède, tant on a peur de se compromettre, tant on redoute d’agir! La circonspection passe pour une telle vertu que l’initiative devient un crime. Être médiocre ne nuit pas; mais, avant tout, il faut se garder d’entreprendre.

Quand le public a bien crié, ou plutôt murmuré, on se met en règle en nommant une commission; et, dès lors, on peut ne rien faire du tout, absolument rien: «il y a une commission». Argument invincible, panacée contre toutes les impatiences.

Quelquefois, cependant, on a l’audace d’exécuter. Mais c’est une merveille, presque un scandale, comme il arriva lors des «grands travaux de Rouen», c’est-à-dire lorsqu’on fit l’ex-rue de l’Impératrice, maintenant rue Jeanne-d’Arc, et le square Solférino! Cependant