«Doucement! dit Bouvard.
—Tiens! Qu’est-ce que ça?» Et Barberou ayant défait l’enveloppe de la petite Vierge: «Un bibelot du pèlerinage! A vous?»
Bouvard, au lieu de répondre, sourit d’une manière ambiguë.
«C’est à moi!» dit Pécuchet.
—Vous m’affligez, reprit Barberou, mais je vous éduquerai là-dessus,—n’ayez pas peur!» Et comme on doit être philosophe, et que la tristesse ne sert à rien, il leur offrit à déjeuner.
Tous les trois s’attablèrent.
Barberou fut aimable, rappela le vieux temps, prit la taille de la bonne, voulut toiser le ventre de Bouvard. Il irait chez eux bientôt et leur apporterait un livre farce.
L’idée de sa visite les réjouissait médiocrement. Ils en causèrent dans la voiture, pendant une heure, au trot du cheval. Ensuite Pécuchet ferma les paupières. Bouvard se taisait aussi. Intérieurement, il penchait vers la religion.
M. Marescot s’était présenté la veille pour leur faire une communication importante.—Marcel n’en savait pas davantage.
Le notaire ne put les recevoir que trois jours après;—et de suite exposa la chose. Pour une rente de sept mille cinq cents francs, Mme Bordin proposait à M. Bouvard de lui acheter leur ferme.