Dans les villages, qui s’étendent en général sur une superficie assez peu considérable, les habitants serraient leurs récoltes et gardaient à côté d’eux leurs bestiaux; à en juger par la place occupée, quelques familles seulement devaient constituer la population d’un de ces établissements.
Costume et parure
Dans l’antiquité, le costume des Egyptiens a toujours été très sommaire, à plus forte raison a-t-il dû en être de même à une époque si reculée. D’après des représentations un peu plus récentes, datant des dynasties thinites, on voit que les indigènes hommes devaient avoir pour tout vêtement l’objet bizarre qui devint plus tard l’insigne national des Libyens, l’étui phallique, sorte de longue gaine tombant de la ceinture jusque près des genoux. Des peintures de vases nous montrent des femmes vêtues de robes courtes, collantes, descendant à peine aux chevilles; le buste était nu, semble-t-il. Enfin, dans certaines statuettes d’ivoire, on reconnaît des hommes enveloppés d’un grand manteau qui les couvre des épaules aux pieds. Ces vêtements étaient sans doute, à l’origine, en peau, et peut-être, à une époque moins reculée, en étoffe.
Comme parure, on portait, ainsi que nous l’avons vu, des bijoux grossiers, tels que des bracelets en ivoire, en nacre, en silex, des colliers à plusieurs rangs, en perles de pierre ou en coquilles, des pendeloques et des peignes ornés de découpures. Il faut signaler encore les tatouages, ou peintures corporelles dont certaines femmes, peut-être des danseuses, se couvraient tout le corps, et qui figuraient des lignes brisées ou des animaux.
Chasse et pêche
Nous avons vu les tout premiers habitants de l’Egypte déjà en possession d’une arme qui pouvait être redoutable, le coup-de-poing chelléen. Des besoins impérieux contraignent l’homme que la terre non cultivée ne peut nourrir, à faire usage de la force, tant pour se procurer sa subsistance aux dépens des autres êtres vivant à côté de lui, que pour se défendre contre ceux qui, physiquement plus forts, sont pour lui une menace permanente.