Il n’y a pas non plus de grandes modifications à signaler dans la manière de traiter le bas-relief; un dessin ferme et pur, un relief peu marqué, un modelé très délicat, souvent à peine perceptible, sont les caractères généraux de cette branche de la sculpture qui, comme la statuaire, est toujours empreinte d’une grande distinction et d’une remarquable noblesse d’allure.


Peinture

Nous avons vu, en parlant de l’Ancien Empire, que toute sculpture devait être peinte, au moins en principe. La simple peinture sur enduit, qui ne se distinguait pas à première vue du bas-relief polychrome, était soumise aux mêmes lois que ce dernier quant à la disposition générale et la composition, mais constituait un moyen d’expression singulièrement plus rapide et économique. Pour les peintres du Moyen Empire, le souci de la perfection artistique ne passe qu’en seconde ligne: ils donnent libre cours à leur fantaisie, toujours maintenue, il est vrai, par une certaine routine, dans le même procédé d’exécution, et ils s’appliquent avant tout à rendre aussi vivant que possible le sujet qu’ils ont à traiter.


Arts industriels

La céramique ne présente aucun caractère spécial; de plus en plus les vases en terre sont réservés aux usages vulgaires, et leur facture est généralement peu soignée. Par contre les nombreux petits vases en pierre dure qu’on continue à fabriquer et qui sont destinés à contenir des parfums ou des onguents sont d’un travail extrêmement remarquable. Les matières les plus précieuses sont employées pour cela: l’obsidienne, le lapis-lazuli et la cornaline, aussi bien que l’albâtre, qui continue à être d’un usage courant. L’usage des vases de bronze persiste aussi, comme par le passé.