Chasse et pêche
Les procédés de pêche et de chasse, de même que les engins employés, sont les mêmes que sous l’Ancien Empire: le filet, la ligne et le harpon pour la pêche, le lasso, l’arc, le boumerang, le filet et le piège simple pour la chasse. Il faut cependant signaler le fait que les grands seigneurs se constituaient des réserves de gros gibier, de vrais parcs de chasse enclos de palissades et de treillages, où ils pouvaient à leur gré et sans avoir la difficulté d’aller les chercher au loin dans le désert, abattre à coups de flèches les bœufs sauvages, les lions, les antilopes ou les autruches.
Agriculture et élevage
L’agriculture étant une des principales ressources du pays, est toujours l’objet d’une attention spéciale de la part du gouvernement; la quantité des terrains cultivables augmente aux dépens des pâturages, grâce à une méthode d’irrigation toujours en voie de développement. Nous ne savons pas quels canaux furent creusés à cette époque, mais nous voyons des rois comme Amenemhat III entreprendre des travaux considérables tels que le lac Mœris qui était très vraisemblablement destiné, ainsi que l’affirment les Grecs, à régulariser les irrigations dans la partie la plus fertile du pays. Le même souverain fit établir un nilomètre sur les rochers de la deuxième cataracte, à l’extrême frontière de ses états, pour surveiller l’inondation et en prévoir d’avance les conséquences pour l’Egypte. Grâce à tous ces efforts et bien que l’outillage ne se fût guère amélioré, le rendement des terres augmentait dans de grandes proportions et l’Egypte devenait le plus grand magasin de grain de l’Orient.
L’élevage tend à diminuer, et l’on ne trouve plus guère que dans certains cantons où le sol est moins fertile qu’ailleurs et moins apte à la culture, les immenses troupeaux de bétail à demi sauvage. Il était réservé aux Hyksos d’introduire dans la faune domestique du pays un nouvel animal, le cheval, innovation qui devait, comme nous le verrons, avoir les conséquences les plus importantes pour l’Egypte.