Navigation
L’augmentation des produits du sol devait nécessairement amener le développement du commerce intérieur et, partant, de la navigation fluviale, qui était aussi l’objet de la sollicitude du gouvernement, puisque nous voyons un des rois faire exécuter de grands travaux pour rendre navigable la première cataracte en y creusant un chenal suffisamment profond. Les bateaux employés d’ordinaire sont les grandes barques pontées à voile carrée, dont le modèle date de la fin de l’Ancien Empire. Quant à la navigation sur la Méditerranée et la mer Rouge, les documents que nous possédons sont insuffisants pour pouvoir en faire une étude sérieuse, au moins en ce qui concerne le Moyen Empire. Il est cependant probable qu’on employait pour cela des bateaux plus grands et plus forts, mais du même modèle que ceux du Nil.
Industrie
Les scènes figurées, en bois stuqué, déposées au fond des caveaux funéraires, de même que les tableaux peints dans les tombes, nous montrent que, comme sous l’Ancien Empire, la population de l’Egypte ne s’adonnait pas exclusivement à l’agriculture, mais que l’industrie y était aussi en honneur. Les procédés employés sont toujours à peu près les mêmes procédés simples tels qu’on les retrouve chez tous les peuples jeunes, où l’on ne se livre pas à la grande industrie et où l’on ne fabrique les objets qu’au fur et à mesure des besoins.
On remarque entre autres de nombreuses représentations de la fabrication des étoffes: dans le gynécée même des grands seigneurs, des femmes sont occupées à filer le lin tandis que d’autres se livrent au tissage; les métiers employés par ces femmes sont de formes diverses, suivant le genre d’étoffes qu’elles doivent faire, et ces métiers, d’un mécanisme simple et pratique, leur permettaient de tisser des toiles d’une finesse et d’une régularité remarquables, qu’on a retrouvées en grande quantité dans les tombeaux.